Libération du professeur Jean-Claude Pandatimu : fin de plus de deux ans de détention et vague de réactions à Kisangani

Redaction
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Kisangani, 23 mai 2026 – Une annonce très attendue a secoué les réseaux sociaux vendredi soir. Le président de l’Association des professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS), le professeur Jean-Pierre Lifoli Balea, a confirmé la libération du professeur Jean-Claude Pandatimu, ancien président du Tribunal de commerce de Kisangani, après plus de deux années passées à la prison centrale de Kisangani.
Dans un message largement relayé sur les plateformes numériques, le président de l’APUKIS a déclaré : « Enfin, le Professeur Jean-Claude Pandatimu est libre. Il passe sa première nuit en dehors de la prison centrale de Kisangani après plus de deux ans de captivité. Ce samedi à 11 heures, il va faire une mise au point dans sa résidence située sur la 6e avenue, quartier des Musiciens, dans la commune Makiso. Invitation cordiale à la presse et à tous. »
L’annonce a rapidement suscité une importante vague de réactions. Des milliers d’internautes, collègues universitaires, étudiants et sympathisants ont exprimé leur satisfaction, saluant la fin d’une détention qui avait profondément marqué les milieux académique et judiciaire de la province de la Tshopo.
Dans sa communication, le professeur Jean-Pierre Lifoli Balea a également rendu hommage aux différentes parties prenantes ayant contribué à la campagne en faveur de la libération de leur collègue.
« L’APUKIS remercie tous ses membres pour la détermination et l’engagement en vue d’obtenir la libération de notre collègue. Le rêve est devenu une réalité. Grand merci à l’Église catholique de Kisangani dont l’implication a été très déterminante pour que le professeur Pandatimu soit aujourd’hui un homme libre. Merci à la presse, aux organisations de la société civile ainsi qu’à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui ont participé à la campagne : “Libérez Professeur Pandatimu”, “Free Professor Pandatimu” et “Je suis Professeur Pandatimu”. »
Un dossier judiciaire très médiatisé
Pour rappel, le professeur Jean-Claude Pandatimu, magistrat et enseignant à la Faculté de droit de l’Université de Kisangani, avait été condamné le 6 octobre 2023 à douze ans de servitude pénale principale par la justice militaire.
Cette condamnation était intervenue à l’issue d’un procès très suivi par l’opinion publique, ouvert après la diffusion d’une vidéo montrant son ex-épouse, Fryda Kelekele, subissant des violences commises par des policiers qui auraient agi sur ses instructions.
Le ministère public avait poursuivi le magistrat pour traitement inhumain et dégradant infligé à son ex-épouse. La juridiction avait également retenu contre lui l’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, conformément à l’article 88 du Code pénal militaire, ainsi que la violation des consignes prévue par l’article 113 du même texte.
Outre la peine privative de liberté, la Cour avait condamné Jean-Claude Pandatimu au paiement de 10 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts en faveur de la victime, tout en lui accordant de larges circonstances atténuantes.