Kisangani : Terreur pour patients et soignants de la polyclinique Millénaire : des voleurs armés et cagoulés emportent coffre-fort et autres

Redaction
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La nuit a été longue et douloureuse pour les malades et le personnel de la Polyclinique du Millénaire, située sur la sixième avenue du quartier Plateau Boyoma, dans la commune Makiso. Ce mercredi, aux alentours de 2 heures du matin, un groupe d’hommes armés, cagoulés et déterminés, a semé la terreur dans cet établissement sanitaire, pourtant censé être un sanctuaire de vie.

Selon des sources sur place, les assaillants ont discrètement escaladé le mur arrière par la cuisine avant de pénétrer dans l’enceinte de la polyclinique. Les deux gardiens en faction ont été neutralisés sans ménagement : ligotés, et laissés au sol sous la menace d’armes automatiques. Une fois à l’intérieur, les malfaiteurs ont méthodiquement fouillé les installations.

Ils ont fait irruption dans plusieurs chambres de malades, s’en prenant violemment aux infirmiers de garde. Ces derniers, tabassés sans ménagement, ont vu impuissamment les agresseurs s’emparer de leurs téléphones et objets de valeur. Le butin principal semblait être l’argent. Les bandits ont réussi à s’emparer du coffre-fort de la polyclinique contenant, selon les responsables de l’établissement, la somme de quatre mille dollars américains.

Mais leur razzia ne s’est pas arrêtée là. En fouillant le laboratoire, la réception et même les effets personnels des patients, ils ont emporté des fonds destinés aux soins médicaux. Le cas le plus poignant reste celui d’un enfant de trois ans dont les parents avaient rassemblé trois cents dollars américains pour une opération chirurgicale urgente. Cet argent a été volé, mettant en péril la vie du petit patient. Des téléphones, bijoux et autres biens appartenant aux malades ont également été arrachés.

Alertées, les autorités politico-administratives locales se sont rendues sur les lieux au petit matin pour constater l’ampleur des dégâts.

Mais cet incident relance une inquiétude grandissante à Kisangani : plus aucun lieu n’est épargné par l’insécurité, pas même les hôpitaux censés être des refuges pour les plus vulnérables. En s’attaquant à une institution sanitaire, ces criminels franchissent un nouveau seuil dans l’audace et la cruauté.

Face à cette recrudescence de la criminalité, la population appelle à des mesures fortes : patrouilles régulières, renforcement de l’éclairage public, mais surtout, une volonté politique réelle de sécuriser les infrastructures de base. À l’heure où la santé publique vacille déjà sous le poids de nombreux défis, l’insécurité vient enfoncer un peu plus le clou.

VTL