La relance de la mobilisation des recettes publiques figure désormais au cœur de la stratégie financière du gouvernement provincial de la Tshopo. Après plus d’un mois d’absence hors de la province, le ministre provincial des Finances, Patrick Valancio Asumani Madropia, a repris ses activités sur un rythme soutenu. Il a présidé, coup sur coup, deux réunions marathons : la première avec le mandataire principal, les mandataires adjoints et les directeurs centraux de la Direction Générale des Recettes de la Province de la Tshopo (DGRPT) ; la seconde avec les chefs de ressorts et les receveurs.

Ces rencontres tenues dans la salle de réunions du ministère, avaient pour objectif principal de passer en revue les performances récentes de la régie financière, d’évaluer le niveau de réalisation des assignations fixées par le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga et d’arrêter de nouvelles orientations pour le dernier trimestre de l’année.
Une baisse préoccupante des recettes
Le constat dressé par le ministre Valancio Asumani est sans appel : la DGRPT a enregistré une baisse sensible de ses recettes pour le mois de septembre 2025, une tendance qui s’est poursuivie au début d’octobre. Face à cette situation, le ministre a tenu à comprendre les causes profondes de ce recul afin de « recharger les batteries et repartir sur un élan nouveau ».
Parmi les éléments identifiés, figurent notamment l’absence d’imprimés de valeur sur le terrain — véritable frein à la perception des taxes —, l’insécurité persistante dans plusieurs ressorts, l’impraticabilité de certaines routes, mais aussi les multiples interférences observées dans les ports et guichets de perception. À cela s’ajoute le fait que la majorité des taxes annuelles ont déjà été payées par les assujettis, réduisant mécaniquement le volume des recettes mensuelles.

Une vision axée sur la rigueur et la responsabilité
Le ministre Asumani a rappelé à ses collaborateurs que la mobilisation des recettes connaît naturellement des variations cycliques : « Il y a des périodes où la courbe des recettes est ascendante, lorsque les grands contribuables s’acquittent de leurs taxes annuelles, et d’autres où elle devient descendante. Mais notre mission est d’atténuer ces creux par une gestion rigoureuse et proactive ».
Dans cette optique, il a insisté sur la discipline, la stabilité et la rigueur dans le travail. Les chefs de ressorts et receveurs récemment nommés ont été invités à produire des rapports d’activités bi-hebdomadaires et mensuels détaillés, à tenir des réunions régulières avec leurs équipes et à formuler des propositions concrètes pour améliorer la performance de leurs entités.
Le ministre a également mis en garde contre toute tentative de recrutement parallèle : « Aucun chef de ressort ni receveur n’a le pouvoir d’engager du personnel à la DGRPT. Nous devons travailler dans la transparence et selon la vision du gouvernement provincial ».

Vers une meilleure gouvernance financière
Enfin, Patrick Valancio Asumani a exigé l’harmonisation des listes du personnel afin d’éliminer les agents fictifs et un contrôle rigoureux des imprimés de valeur. Il a exhorté tous les responsables à faire preuve de loyauté, d’intégrité et d’engagement pour redresser la courbe des recettes provinciales.
Pour lui, la maximisation des recettes n’est pas une tâche individuelle, mais une œuvre collective : « Tout le monde doit participer à l’effort commun. C’est à ce prix que la Tshopo pourra financer son développement et répondre aux attentes de sa population ».
VTL
