Vendredi soir à Kisangani, un professionnel de média a une fois de plus été brutalisé. Séraphin Tumilali, correspondant de Digital Congo, est tombé dans une embuscade tendue par des inciviques armés, sur la zéro avenue du quartier des Musiciens, à deux pas de l’église Christ Revient, dans la commune de Makiso.
Il était un peu plus de 22 heures lorsque Séraphin Tumilali, rentrant d’une visite familiale, s’est retrouvé face à deux assaillants armés et leur complice, chauffeur de taxi-moto. Sans sommation, les malfaiteurs ont ouvert le feu, semant la panique et la peur. Le journaliste n’a dû son salut qu’à son sang-froid, mais n’a pu empêcher ces hors-la-loi de le dépouiller.
Le butin est lourd : deux téléphones, un ordinateur portable, une power bank, huit flashs disques, un portefeuille contenant de dollars américains et de francs congolais, sans compter ses pièces d’identité, un diplôme d’État, un disque dur externe, du matériel de reportage – micro, trépieds – essentiels à son métier.
Après leur forfait, les agresseurs se sont évanouis dans la nuit, laissant derrière eux un professionnel choqué, mais vivant. Cet acte, loin d’être isolé, s’inscrit dans une inquiétante série d’attaques visant les journalistes de Kisangani, devenus des cibles faciles pour des bandits sans foi ni loi.
La même nuit, la police nationale congolaise a été saisie du cas. Les enquêtes sont en cours.
