Trente-trois ans de silence, mais un souvenir vivant : François OKONDAMOMBA OLONGO rend hommage à son père, Papa André Dallon OLONGO KALAKALA

Redaction
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Le temps passe, mais certains noms refusent de disparaître. Trente-trois ans après le décès de Papa André Dallon OLONGO KALAKALA, son fils, François OKONDAMOMBA OLONGO, journaliste à la RTNC Tshopo et enseignant à l’ISP Kisangani, prend la plume du cœur pour honorer une mémoire qui ne s’est jamais effacée.

Ce 23 avril 1992, à la polyclinique du Canon de Kisangani, la vie s’arrêtait pour un homme de quarante et quelques années, emporté par la maladie. Mais ce n’était pas n’importe quel homme. Il s’appelait André Dallon OLONGO KALAKALA, originaire de Katako-Kombe, dans le Sankuru. Il était père de nombreux enfants, et pour chacun d’eux, une boussole.

Employé d’abord à la société SOLBENA, puis à l’Office Zaïrois de Contrôle (devenu OCC), il était reconnu pour sa rigueur, sa probité, mais surtout pour sa chaleur humaine. « Mutu wa Bantu » – l’homme social – c’est ainsi que ceux qui l’ont connu aimaient à le décrire. Et ce n’était pas un simple surnom : c’était un mode de vie, une façon d’être.

Dans sa jeunesse, Papa André avait une autre passion : le catch. Un sport qu’il partageait avec des figures aujourd’hui entrées dans la légende, comme feu KELEKELE Lituka ou encore feu Mtoro Likanda. À travers la sueur de l’effort, il avait appris la discipline, l’endurance, l’amitié vraie.

« Je me souviens de lui comme d’un père aimable et responsable », confie aujourd’hui François, non sans émotion. Les années ont passé, les souvenirs se sont peut-être estompés, mais l’empreinte laissée par ce père-là, elle, reste intacte.

Père et fils

Aujourd’hui, François marche dans les pas de l’homme qui l’a façonné. Par son travail dans les médias et dans l’enseignement, il perpétue une certaine idée de l’engagement, de la transmission et du respect. Ce qu’il est devenu, il le doit en grande partie à celui qui, bien que parti trop tôt, a su poser les fondations solides d’un avenir possible.

Il ne s’agit pas seulement de rendre hommage à un défunt, mais de rappeler qu’un père ne meurt jamais vraiment. Tant que ses valeurs vivent à travers ses enfants, tant qu’une voix se lève pour se souvenir, alors il demeure.