Inauguré le samedi 26 octobre 2024 par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’aéroport international de Bangoka est devenu plus beau qu’avant.
Cependant, certaines voix se lèvent pour exprimer des inquiétudes planant sur sa rentabilité.

C’est le cas du président du conseil d’administration de la Régie des Voies Aériennes. Dans une interview accordée à la presse boyomaise, Tryphon Kin Kiey MULUMBA sensibilise les autorités locales et la population à prendre la question au sérieux :
« Je crains beaucoup. Il faut sans doute au niveau des personnalités provinciales, de l’État congolais qu’il y ait effectivement un investissement massif, mais il faut qu’il y ait aussi des demandes au niveau local. S’il n’y a pas des demandes, je crains fort que ceci ne devienne un éléphant blanc. C’est un bel ouvrage, comme vous le voyez, un bijou extraordinaire, c’est la plus belle plateforme du pays aujourd’hui, et la piste la plus belle du pays, mais il faut pouvoir rentabiliser. Je parle en tant que RVA. Ça me ferait très mal de voir qu’il y ait deux avions par semaine qui atterrissent ici. Concernant l’entretien, on a pris des dispositions, on va engager des entreprises qui font ce travail de sous-traitance. Mais pour que nous puissions arriver à faire face à ces dépenses, il faut que l’aéroport travaille. »

Abordé par les journalistes, avec sa triple casquette de sénateur de la Tshopo, ancien gouverneur de province orientale et opérateur économique, Jean BAMANISA Saidi aborde dans le même sens :
» Nous sommes très heureux de l’achèvement et surtout en voyant que le chef de l’État est venu impulser non seulement la fin des travaux, mais aussi son importance économique. Parce que l’aéroport est là, c’est pour permettre à ce que les gens puissent se déplacer et qu’il puisse y avoir des activités. La route est en train d’être réhabilitée dans la ville, il y a aussi la RN4 vers l’Est. Mais il faut une intégration de cet équipement de transport pour que cela puisse être rentable. Déjà ici en face, il faudra qu’il y ait une petite zone commerciale avec des dépôts, avec la possibilité de recevoir même des petites industries.
Dans notre plan lorsque nous étions gouverneur ici, il était question que nous puissions transformer par exemple l’or ici, la raffinerie de l’or ici même à l’aéroport dans un endroit sécurisé pour exporter directement. Cet aéroport devait servir de bases logistiques. »
