L’inspecteur des droits de l’homme du Haut-Uélé, Maître Davin, est monté au créneau ce mercredi pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« arrestation arbitraire » de Monsieur Dieumerci Madigo, administrateur du site minier de Denpke1, dans la chefferie de Mari-Minza, territoire de Watsa.
Monsieur Madigo a été interpellé le 3 juin dernier par les services de sécurité, sous l’accusation d’avoir collaboré avec des individus non identifiés sur le site minier qu’il administre. Des accusations que l’inspecteur juge floues, non fondées et surtout menées en dehors de tout respect des procédures judiciaires élémentaires.
« Cet acte est non seulement arbitraire, mais il relève d’une forme de barbarie qui ne doit plus avoir sa place dans un État de droit », a déclaré Maître Davin dans un point de presse.
Selon lui, l’arrestation de Dieumerci Madigo s’est opérée sans mandat clair, et en dépit de la situation de santé critique de l’intéressé, lequel serait détenu sans assistance médicale appropriée. L’inspecteur souligne également que cette détention intervient malgré la récusation du procureur dans ce dossier, ce qui entache davantage la légalité de la procédure.
Face à cette situation préoccupante, Maître Davin exige la libération immédiate et sans condition de Monsieur Madigo. Il appelle à ce que ce dossier soit transféré en toute transparence à la justice compétente pour un traitement respectueux des droits fondamentaux de l’accusé.
« La justice ne saurait être rendue dans l’ombre de l’arbitraire. Si des faits sont reprochés à Monsieur Madigo, que la lumière soit faite dans un cadre légal et équitable, avec toutes les garanties que la Constitution confère à chaque citoyen », a-t-il martelé.
Cette prise de position forte de l’inspecteur des droits de l’homme intervient dans un contexte où les arrestations extrajudiciaires dans les zones minières de l’Est de la RDC continuent de susciter l’inquiétude des organisations de la société civile.
Affaire à suivre.
