Une cybercrise d’une ampleur sans précédent secoue l’écosystème numérique mondial, et la République Démocratique du Congo n’est pas épargnée. Dans un communiqué officiel daté du 1er juillet 2025, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a confirmé qu’une fuite massive de données a exposé plus de 16 milliards d’identifiants et de mots de passe à travers le monde, compromettant potentiellement les données de millions de Congolais.
Révélée par le journal spécialisé Cybernews et relayée par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) en France, cette faille met en lumière la fragilité des systèmes d’information face à des attaques de plus en plus sophistiquées. Selon l’ARPTC, ces identifiants circulent actuellement sur des forums clandestins, exposant les usagers à des risques élevés de vol d’identité, de fraudes bancaires ou d’usurpation de comptes.
Face à cette menace, l’ARPTC appelle les citoyens et les organisations à renforcer leurs mesures de cybersécurité. Parmi les recommandations : changer immédiatement tous les mots de passe, notamment ceux liés aux services sensibles comme les messageries, les comptes bancaires et les réseaux sociaux ; éviter de réutiliser les mêmes mots de passe ; adopter des mots de passe complexes ; activer l’authentification à deux facteurs (2FA) lorsque disponible ; et utiliser un gestionnaire de mots de passe fiable.
« La cybersécurité est l’affaire de tous », a martelé Christian Katende président de l’ARPTC. En insistant sur les bons réflexes numériques, il appelle à une prise de conscience collective pour renforcer la résilience digitale du pays
Alors que le numérique prend une place croissante dans la vie quotidienne, cette alerte sonne comme un *rappel brutal* : la sécurité numérique ne doit plus être négligée. Les institutions, les entreprises et les citoyens sont appelés à adopter une culture de vigilance numérique durable, pour protéger les données personnelles et préserver la confiance dans les services en ligne.
