Conseil national du travail : Ghislain Mogenya porte la voix de la Tshopo à Kinshasa.

Redaction
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Le centre d’accueil Caritas de Kinshasa vibre depuis ce vendredi 25 avril 2025 au rythme de la 37ᵉ session du Conseil national du Travail, consacrée à l’amélioration du pouvoir d’achat des Congolais. Pendant cinq jours, gouvernement, employeurs et travailleurs réfléchissent ensemble à des pistes concrètes pour redonner espoir au monde du travail.

Parmi les participants venus de toutes les provinces, le ministre provincial du Travail et Emploi, Ghislain Mogenya Baraka, représente fièrement la Tshopo. Envoyé spécial du Gouverneur Paulin Lendongolia, le ministre a tenu à saluer, dès son arrivée, l’engagement du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, véritable artisan de ce dialogue social attendu depuis quatre ans.

« C’est grâce à la vision du Chef de l’État que nous sommes aujourd’hui réunis pour travailler sur l’avenir des travailleurs congolais », a-t-il déclaré avec reconnaissance au téléphone de dépêches de la Tshopo.

Ghislain Mogenya Baraka a également adressé ses remerciements au ministre national de l’Emploi et Travail, Ephraïm Akwakwa, pour avoir porté à bout de bras l’organisation de ces assises, malgré les défis logistiques et sécuritaires.

Cette session, ouverte par le ministre Akwakwa lui-même, s’annonce décisive. « La mise en commun de nos réflexions doit aboutir à des propositions audacieuses, en particulier sur la revalorisation du SMIG et la mise en œuvre effective de la couverture santé universelle », a souligné le ministre dans son discours d’ouverture, en insistant sur la nécessité de mesures concrètes et applicables.

Du côté des employeurs, Yvonne Kusuamina a tiré la sonnette d’alarme : il est temps que les résolutions du Conseil national du Travail sortent des tiroirs pour se traduire dans les faits. Elle a plaidé pour une solidarité d’action entre les membres du gouvernement et le secteur privé, dans l’esprit voulu par le Chef de l’État.

Même tonalité du côté des travailleurs. Guy Kuku, pour l’intersyndicale, a appelé à un dialogue sincère pour trouver des solutions durables, rappelant l’urgence d’augmenter les salaires dans un contexte où, pour beaucoup, il est devenu difficile de « tenir jusqu’à la fin du mois ».

À l’heure où les débats s’ouvrent, un consensus semble déjà émerger sur un point : il est temps que la RDC donne enfin au travailleur congolais les moyens de vivre dignement de son labeur.

La session se poursuivra jusqu’au 29 avril 2025, avec l’espoir que, cette fois, les promesses laissent place aux actes.