Haut-Uélé : Le président de l’ANAPECO met en garde les écoles exigeant les frais scolaires du mois de juillet

Redaction
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Par Armathe MANZEKE ASOMOLEGO

Isiro, 25 juin 2025 – Clément Ayede, président provincial de l’Association Nationale des Parents d’Élèves et Étudiants du Congo (ANAPECO) dans le Haut-Uélé, est monté au créneau ce mercredi pour dénoncer fermement la perception illégale des frais scolaires du mois de juillet par certaines écoles de la province.

Dans un point de presse tenu à Isiro, le président de l’ANAPECO a qualifié cette pratique d’abusive et contraire aux dispositions réglementaires en vigueur dans le système éducatif congolais. « Il n’existe aucune base légale qui autorise la facturation des frais scolaires pour le mois de juillet. C’est une manœuvre illégale et injustifiée », a-t-il déclaré devant les médias.

Selon Clément Ayede, des rapports lui sont parvenus faisant état de certaines écoles — tant publiques que privées — qui conditionnent la remise des bulletins ou l’accès aux examens de fin d’année au paiement des frais du mois de juillet. Il a rappelé avec insistance que l’année scolaire se termine officiellement à la fin du mois de juin, conformément au calendrier scolaire national établi par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).

Le président de l’ANAPECO a exigé que toutes les écoles ayant déjà perçu ces frais les restituent « sans délai » aux parents concernés. Il invite également ces derniers à ne pas céder à la pression ni à payer un sou pour le mois de juillet. « Nous serons très attentifs à toute dénonciation. Aucune école ne doit s’arroger le droit de fixer unilatéralement des frais en dehors du cadre légal », a-t-il averti.

Cette sortie médiatique survient alors que la fin de l’année scolaire approche, période souvent marquée par des tensions entre parents et responsables scolaires autour des frais exigés. L’ANAPECO promet de saisir les autorités éducatives compétentes pour des sanctions contre les établissements récidivistes.

Clément Ayede conclut en appelant au respect mutuel entre les gestionnaires d’écoles et les parents d’élèves, dans le strict respect des lois éducatives de la République.