Par Armathe MANZEKE ASOMOLEGO,
La province du Haut-Uélé s’est jointe, ce mercredi 4 juin 2025, à la communauté internationale pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement. Un événement d’envergure, organisé sous le haut patronage du gouverneur provincial Jean BAKOMITO, a donné le coup d’envoi des manifestations commémoratives par une conférence-débat tenue dans la salle des réunions du cabinet du gouverneur à Isiro.
Cette initiative est le fruit d’une collaboration entre le ministère provincial de l’Environnement et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation et de la mobilisation des forces vives autour d’un enjeu environnemental de plus en plus préoccupant dans la région : la gestion des déchets plastiques.
Le thème provincial retenu cette année, « Ensemble, réduisons les déchets plastiques dans notre environnement », a été brillamment développé par six conférenciers. Chercheurs, experts environnementaux, acteurs de la société civile et représentants institutionnels ont, chacun à son tour, dressé un état des lieux préoccupant tout en proposant des pistes concrètes d’action.

L’un des temps forts de la conférence fut sans conteste la session interactive de questions-réponses. Les participants — venus de divers horizons — n’ont pas manqué d’interpeller les conférenciers sur les défis spécifiques que rencontre le Haut-Uélé dans la gestion des déchets solides, notamment plastiques. Les échanges ont mis en lumière l’absence de centres de tri, la faible réglementation en matière de recyclage et le manque de sensibilisation dans les milieux ruraux comme urbains.
À l’issue des discussions, plusieurs recommandations ont été formulées. Sur le plan politique, les intervenants ont insisté sur l’élaboration d’une stratégie provinciale de gestion des déchets plastiques, assortie d’un cadre réglementaire rigoureux. Au niveau gouvernemental, ils ont suggéré la création d’un fonds environnemental local pour financer les projets de recyclage et soutenir les initiatives communautaires. Enfin, des recommandations individuelles ont encouragé chaque citoyen à adopter des gestes écologiques simples : réduction de l’usage du plastique à usage unique, tri des déchets à domicile, et promotion de matériaux biodégradables.
La journée s’est clôturée sur une note d’engagement et d’espoir, marquée par la volonté affichée des autorités provinciales et des partenaires techniques de poursuivre cette dynamique de transformation environnementale.
Si la route vers un Haut-Uélé propre et résilient est encore longue, cette journée a démontré que la volonté collective peut tracer les premiers sillons du changement. L’enjeu est de taille, mais l’adhésion populaire croissante laisse entrevoir une prise de conscience salutaire pour les générations futures.
