Faune sauvage : Les provinces du Bas et Haut-Uele et Tshopo consultées sur la nouvelle politique nationale

Redaction
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Kisangani, 9 septembre 2025 – La ministre provinciale de l’Environnement de la Tshopo, Maître Bijoux Koy Taka, a ouvert ce mardi les travaux de l’atelier des consultations provinciales sur la faune sauvage. Pendant quatre jours, du 9 au 12 septembre, les parties prenantes venues de plusieurs horizons sont appelées à examiner et enrichir l’ébauche de la Politique Nationale sur la Faune Sauvage (PNFS), pierre angulaire d’une réforme engagée par le gouvernement congolais depuis près d’une décennie.

Me Bijoux Koy Taka

Dans son allocution d’ouverture, la ministre provinciale a dressé un tableau sans complaisance des défis actuels. « Il ne faut pas s’en tenir au simple constat sans rien faire de plus. Agir demain plutôt qu’aujourd’hui pourrait, en effet, être irrémédiable, être trop tard », a-t-elle lancé, avant d’insister sur la responsabilité collective de préserver les patrimoines naturels du pays pour les générations présentes et futures. Elle a salué l’appui technique et financier de la FAO et réitéré un appel à la poursuite du soutien des partenaires traditionnels dans les prochaines étapes de la réforme.

Dix ans de réflexion pour un cadre stratégique

Présentant le processus, Serge Sabi, expert de la FAO en matière de faune sauvage, a rappelé que la réforme vise à concilier les besoins alimentaires des populations rurales, dépendantes de la faune pour leur sécurité alimentaire, avec l’impératif de gestion durable de la biodiversité. « Depuis dix ans, diverses études et analyses ont permis de poser les bases de cette réforme, synthétisées dans le Legal Hub et un Document Synthèse Diagnostic, déjà discutés lors d’un atelier national en mars 2024 à Kinshasa », a-t-il expliqué.

Ces travaux ont été approfondis à travers des fora thématiques regroupant experts, chercheurs et acteurs du secteur autour d’une quinzaine de thèmes. Le processus a débouché en janvier 2025 sur une première ébauche de la PNFS, amendée et validée techniquement, et désormais soumise à la relecture des provinces.

Une consultation inclusive et participative

L’atelier de Kisangani se veut une étape clé : recueillir les avis, attentes et préoccupations des acteurs provinciaux, consolider le document à travers des amendements, favoriser son appropriation locale avant sa validation nationale, et surtout obtenir l’adhésion des populations au processus de réforme.

Les participants, réunis au Guest House Ninive, proviennent de la Tshopo, du Bas-Uele et du Haut-Uele. Sont représentés : les autorités publiques, la société civile, les communautés locales, les universités et centres de recherche, ainsi que les partenaires techniques et financiers dont la FAO et l’ICCN.

À travers des présentations, travaux en groupes et plénières, les parties prenantes auront à affiner les orientations de la future politique, afin que celle-ci reflète les réalités locales tout en s’inscrivant dans une vision nationale cohérente de gestion durable de la faune sauvage.

En conclusion, Maître Bijoux Koy Taka a invité tous les acteurs « à avancer ensemble et à regarder dans la même direction », soulignant que la réussite de cette réforme dépend de l’engagement collectif.

FROK