Et si les artistes avaient enfin leurs propres avocats spécialisés ? Olivier Maloba Banza.

Redaction
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Clôturé en beauté le samedi 30 août 2025, le 15e Festival International Ngoma a été bien plus qu’un rendez-vous de prestations artistiques à Kisangani. Il s’est également imposé comme une plateforme de réflexion sur l’avenir des arts et de la culture en République démocratique du Congo.

Lors du point de presse final, le directeur artistique du groupe TACCEMS (Théâtre des Amazoulous Centre de Création, d’Échanges et de Montage des Spectacles), Olivier Maloba Banza, a profité d’une question de la presse pour soulever un point crucial et souvent négligé : la nécessité pour les artistes congolais d’être mieux protégés sur le plan juridique.

« Il est temps que des avocats spécialisés dans les questions culturelles voient le jour, comme cela existe pour l’environnement. Nos artistes ont besoin d’être défendus face aux multiples abus et à l’absence de mécanismes solides de protection de leurs œuvres », a-t-il déclaré.
Ce plaidoyer, formulé en marge de ce grand événement culturel, met en lumière un vide criant dans le paysage artistique congolais : l’absence d’un encadrement juridique efficace pour les créateurs. Piratage, non-respect des droits d’auteur, exploitation illégale des œuvres, manque de contrats clairs… les artistes restent souvent désarmés.

En tant que figure influente dans le milieu du théâtre et de la scène artistique, Olivier Maloba appelle les universités, les barreaux et le ministère de la Culture à promouvoir une nouvelle génération de juristes formés au droit culturel, capables d’accompagner et de défendre les artistes dans leurs démarches professionnelles.

La 15e édition du Festival Ngoma n’a pas seulement mis en lumière les talents artistiques, elle a aussi souligné l’urgence de structurer le secteur culturel sur les plans juridique et institutionnel. Un message fort à l’État et aux partenaires du secteur : l’art ne se protège pas seulement par le talent, mais aussi par la loi.

FROK