L’hémicycle de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele a vibré cette semaine au rythme d’un exercice démocratique majeur : deux membres du gouvernement provincial ont été appelés à s’expliquer devant les élus, dans le cadre des questions orales avec débat. Une double interpellation parlementaire qui souligne l’engagement des députés à exiger des comptes sur la gestion des affaires publiques, dans un contexte de fortes attentes de la population.
Premier à monter au créneau : le ministre provincial en charge des Travaux publics et de la Santé, Afounde Afongenda. Interpellé par l’honorable Madilu, ce dernier a usé de ce levier parlementaire pour obtenir des éclaircissements sur les réalisations concrètes du gouvernement provincial depuis janvier 2025. Les questions ont porté notamment sur l’état des infrastructures routières, la réhabilitation des écoles, la construction et l’équipement des hôpitaux ainsi que la desserte en soins de santé de qualité.
Au fil des échanges, plusieurs élus provinciaux ont emboîté le pas à l’honorable Madilu, soulevant une série de préoccupations sur le rythme et la qualité des interventions du gouvernement dans ces secteurs vitaux. Face à l’ampleur des attentes, le ministre Afounde a sollicité un délai de 72 heures, obtenu de l’Assemblée, pour apporter des réponses précises et documentées aux interrogations des députés.
Le second membre de l’exécutif provincial à avoir été appelé à la barre n’est autre que le ministre de l’Éducation, de la Formation technique et des Mines, Didier Meduama. Il a répondu à une question orale avec débat initiée par l’honorable Bismick Boele, député provincial de Watsa. Dans une intervention très fournie, l’honorable Boele a adressé plus de 16 questions au ministre, concernant notamment les politiques éducatives, la gestion des établissements de formation technique et l’exploitation minière artisanale, souvent sujette à controverse.
Comme son collègue, le ministre Meduama a lui aussi sollicité un délai de 72 heures pour répondre en détail à l’ensemble des préoccupations exprimées par les députés.
Ces auditions, menées dans un climat d’écoute et de responsabilité, témoignent de la vitalité du contrôle parlementaire au Haut-Uele. Elles marquent une étape cruciale dans l’évaluation de l’action gouvernementale, à l’heure où les citoyens attendent des réponses concrètes aux défis qui minent leur quotidien.
Le rendez-vous est donc pris dans 72 heures pour les réponses promises, alors que l’Assemblée provinciale maintient son rôle de vigie républicaine face aux engagements de l’exécutif.
Armathe Manzeke
