La ville de Kisangani connaît un fait inhabituel depuis la fuite d’un singe exceptionnel : un ajurius, fruit rare du croisement entre un babouin et une femelle ajurius nommée Tabitha. Ce spécimen, qui résidait paisiblement au Jardin zoologique et botanique de Kisangani, a pris la fuite après avoir été pourchassé par un mâle dominant de la même espèce.
Selon François Matala, directeur du jardin zoologique, les équipes du parc tentent depuis plusieurs jours de capturer le mâle dominant pour calmer la situation et permettre le retour du singe égaré. Malheureusement, les efforts déployés n’ont pas encore porté leurs fruits. L’animal, visiblement stressé, s’éloigne de plus en plus du zoo, se dirigeant vers le centre-ville de Kisangani.
Face à cette situation inhabituelle, la direction du zoo lance un appel pressant à la population boyomaise : ne pas paniquer. M. Matala rassure la population en précisant que l’animal n’est pas agressif. Toutefois, il invite toute personne apercevant le singe à signaler immédiatement sa présence aux autorités du jardin zoologique pour faciliter sa capture et son retour en toute sécurité.
L’objectif est de reconduire l’ajurius dans son environnement habituel, à la forêt réaménagée du zoo, située sur la rive droite de la rivière Tshopo, à proximité du barrage hydroélectrique.
« Nous comptons sur la vigilance et la collaboration de tous les habitants. Ce singe est une richesse biologique rare pour notre ville et notre zoo. Il est essentiel de le ramener sain et sauf », a déclaré François Matala, visiblement déterminé à retrouver le précieux pensionnaire.
Pour toute information, la population est invitée à contacter le jardin zoologique aux numéros habituels ou à se rendre directement à l’entrée principale du parc.
Kisangani, la traque continue — mais dans le calme et la solidarité.
