Une double cérémonie de remise et reprise s’est tenue mercredi au sein des deux principales régies financières provinciales, marquant un réajustement stratégique voulu par l’exécutif provincial pour renforcer l’efficacité de la collecte des recettes.
À la Direction Générale des Recettes Non Fiscales de la Province de la Tshopo (DGRNFPT), le Directeur Général sortant, André Bombondo, a officiellement passé le flambeau à Madame Arlène Botshaka Boyale, désormais à la tête de cette régie. Dans une intervention empreinte de sobriété, la nouvelle Directrice Générale a affiché sa détermination à traduire en actes la vision du Gouverneur de province, Paulin Lendongolia Lebabonga. Pour elle, il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais de « faire la volonté de l’autorité provinciale », en l’occurrence maximiser les recettes non fiscales afin de doter la Province des moyens nécessaires à la mise en œuvre de sa politique de développement.
Au même moment, à la Direction Générale des Impôts de la Province de la Tshopo (DGIPT), un autre mouvement s’opérait. Jacques Lomaliza Botowamungu a cédé son fauteuil à André Bombondo, appelé à insuffler une nouvelle dynamique dans la mobilisation des recettes fiscales. Le nouveau patron de la DGIPT s’est voulu pragmatique : pour lui, le potentiel fiscal de la Tshopo est non seulement réel, mais également accessible. « Les impôts sont visibles et identifiables », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’éviter les distractions administratives et les erreurs de gestion.
Dans son approche, André Bombondo mise sur la rigueur, la fiabilité des répertoires fiscaux et un travail méthodique pour atteindre des résultats probants. Il ambitionne même de réaliser les trois quarts des recettes provinciales à travers une fiscalité mieux structurée et exploitée. Conscient des défis internes, il prévoit également des séances de renforcement des capacités du personnel, axées sur le partage d’expériences, la remise à niveau technique et une meilleure maîtrise des mécanismes de détermination des assiettes fiscales.

Supervisant ces deux cérémonies, le ministre provincial des Finances, Patrick Valencio Asumani Madropia, assurant l’intérim du Gouverneur de province, a replacé ces nominations dans le cadre global de la relance financière de la Tshopo. Dans un ton à la fois ferme et mobilisateur, il a exhorté les nouveaux responsables à faire preuve de compétence et d’engagement pour maximiser les recettes publiques.
« La Province a besoin de l’argent », a-t-il martelé, soulignant que la réussite de la politique de développement dépend directement de la capacité des régies financières à mobiliser efficacement les ressources internes. Il a, par ailleurs, rappelé que la confiance de l’autorité provinciale reste conditionnée par les résultats attendus sur le terrain.
Au-delà des discours, cette recomposition à la tête des régies financières traduit une volonté politique claire : renforcer la gouvernance financière, lutter contre les déperditions de recettes et asseoir une autonomie budgétaire plus solide. Dans un contexte où les provinces congolaises sont appelées à compter davantage sur leurs ressources propres, la Tshopo semble ainsi vouloir poser les jalons d’une gestion plus performante et orientée vers les résultats.
VTL
