Mausolées, corbillard moderne et innovation: Paradiso ouvre un nouveau chapitre de son histoire

Redaction
479 Views

Le Cimetière moderne Paradiso Entre Lune et Soleil a vécu, jeudi 18 juin 2026, une journée empreinte de recueillement, de reconnaissance et d’espérance à l’occasion de son dixième anniversaire d’existence. Familles endeuillées, autorités, personnalités et nombreux invités ont convergé vers cette vaste nécropole pour prendre part à une messe d’action de grâce célébrée par l’abbé Maximilien Lobanga, entouré d’autres prêtres.

Cette célébration, organisée au cœur de cet espace dédié au repos éternel des défunts, a offert l’occasion de rendre grâce pour une décennie de services funéraires marquée par la promotion d’inhumations dignes, le respect de la mémoire des disparus et la préservation des sépultures.

Dans son allocution de circonstance, le coordonnateur adjoint du Cimetière Paradiso, l’ingénieur Barthélémy Musafiri Swedy, a rappelé que le 18 juin 2026 marque exactement dix ans depuis l’inhumation de la première défunte sur ce site, en la personne de Judith Mamie Lobela. Il a souligné que l’ambition de l’ONGD Action Cimetière était de mettre fin aux pratiques de profanation et d’instaurer des standards modernes dans la gestion des espaces funéraires à Kisangani.

Selon lui, en une décennie d’activités, le cimetière totalise 2 522 personnes inhumées, dont 1 223 femmes, tout en ayant accueilli des dépouilles mortelles rapatriées notamment de Kinshasa, Goma, de Belgique, d’Ouganda et de Dubaï. Ce parcours, a-t-il affirmé, témoigne de la confiance accordée à cette infrastructure funéraire par les familles et les partenaires.

Le responsable a également mis en avant plusieurs réalisations majeures : l’amélioration des services d’inhumation et d’exhumation, la pose de pierres tombales, l’organisation d’oraisons funèbres, ainsi que la création de la tour funéraire « Ridvan », présentée comme une innovation en République démocratique du Congo avec ses tombes aux configurations architecturales variées.

À l’occasion de ce jubilé, Paradiso a annoncé la mise à la disposition du public de nouvelles infrastructures et équipements, notamment des tombes en mausolée, un corbillard moderne, un chariot funéraire haut de gamme ainsi qu’une machine automatique de descente de cercueil destinée à renforcer la solennité et la sécurité des cérémonies d’inhumation.

Le comité de gestion s’est également félicité de n’avoir enregistré, durant ces dix années, aucun incident majeur avant, pendant ou après les mises en terre, ni phénomène d’érosion ou d’affouillement des tombes, grâce aux dispositifs d’aménagement mis en place pour assurer la stabilité des concessions funéraires.

Au-delà des chiffres et des infrastructures, cette commémoration a surtout été marquée par de poignants instants de méditation. Après l’office religieux, de nombreuses familles se sont recueillies devant les caveaux et les tombes de leurs proches, déposant des prières et ravivant le souvenir de ceux qui reposent désormais dans cette cité des morts, devenue au fil des ans un véritable lieu de mémoire.

Dans son message, l’ingénieur Barthélémy Musafiri Swedy a exhorté les familles à continuer d’honorer leurs disparus par des visites régulières, rappelant que « les morts ne sont pas morts, ils sont toujours parmi nous » à travers leur héritage et leur souvenir. Il a également lancé un appel aux autorités, aux scientifiques et aux responsables religieux afin qu’ils soutiennent les initiatives visant à garantir le respect des droits des défunts et la modernisation des services funéraires.

Cette célébration du dixième anniversaire revêtait enfin une dimension particulière puisqu’elle coïncidait avec la date anniversaire de naissance de l’ingénieur Barthélémy Musafiri Swedy, principal artisan de cette cérémonie commémorative. Une coïncidence symbolique qui s’est ajoutée à cette journée placée sous le signe de la mémoire, de la dignité et de l’engagement en faveur d’une culture funéraire respectueuse des défunts et de leurs familles.

FROK