Débat Tshopolais : Jean KIMBEMBE Mazunga :  » Je ne vais jamais critiquer un gouverneur »

Redaction
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Ancien gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Jean KIMBEMBE Mazunga garde de son passage à la tête de la capitale congolaise le souvenir d’une expérience humaine et institutionnelle particulièrement riche. Reçu samedi dans le magazine hebdomadaire DEBAT TSHOPOLAIS, il est revenu sur cette période de sa carrière et sur les enseignements qu’il en a tirés.

Interrogé sur les souvenirs qu’il conserve de son passage à la tête de Kinshasa, Jean KIMBEMBE Mazunga met avant tout en avant les rencontres et la connaissance des réalités auxquelles sont confrontés les dirigeants publics.

Selon lui, cette expérience lui a permis de rencontrer des personnes à travers différentes régions du pays et, surtout, de mieux comprendre les difficultés auxquelles les gouvernants sont quotidiennement confrontés.

Une expérience qui explique également sa position vis-à-vis des dirigeants provinciaux. Jean KIMBEMBE Mazunga affirme qu’il se refuse à critiquer un gouverneur, estimant que seule une personne ayant exercé cette fonction peut réellement mesurer l’ampleur des responsabilités qui lui incombent.

« Je suis une personne qui ne va jamais critiquer un gouverneur. Je sais ce que ça signifie être un gouverneur, je connais les problèmes qu’il y a », a-t-il déclaré.

Pour cet ancien responsable de Kinshasa, gouverner une province ou une ville ne se résume pas à prendre des décisions. La fonction implique de faire face à des contraintes multiples, de gérer des attentes parfois contradictoires et de composer avec des réalités sociales, économiques et administratives complexes.

Au-delà des difficultés, Jean KIMBEMBE Mazunga retient également une certaine satisfaction de la portée de son action publique. Il évoque notamment la visibilité de certaines de ses réalisations et de son passage dans les archives numériques accessibles à travers le monde.

« Aujourd’hui, quand vous allez sur Google, vous écrivez… même en russe, en tchèque, ça c’est quand même une satisfaction », a-t-il fait savoir.

Une manière, pour l’ancien gouverneur, de souligner que l’action d’un dirigeant peut laisser des traces au-delà de son mandat. Son témoignage invite ainsi à regarder l’exercice du pouvoir provincial avec davantage de recul, de responsabilité et de compréhension des réalités auxquelles sont confrontés ceux qui gouvernent.

FROK