Dans une lettre datée du 2 juillet 2025, remise au cabinet du gouverneur du Bas-uele Mike Mokeni le samedi 5 juillet, le ministre provincial du Plan, de la Fonction publique, du Portefeuille et des Investissements, Dr Serge Nimo Ngbabo, a officiellement démissionné de ses fonctions.
« J’ai l’honneur de vous adresser la présente lettre par laquelle je vous fais part de ma décision, mûrement réfléchie, de démissionner de mes fonctions de ministre provincial pour des raisons de convenance personnelle », écrit-il dans une correspondance devenue virale sur les réseaux sociaux et consultée par depechesdelatshopo.com. Un acte politique fort, assumé, que l’intéressé qualifie lui-même de « difficile mais assumé », après ce qu’il considère comme un parcours « utile à notre province et accompli sous le leadership éclairé » du gouverneur Mokeni.
Dr Nimo a saisi cette occasion pour dresser un bref tableau de ses réalisations dans les secteurs clés sous sa responsabilité, mettant en avant les avancées notables dans la planification provinciale, la gestion des ressources humaines publiques, la valorisation du portefeuille public et l’attractivité des investissements.
Mais si la lettre évoque une « convenance personnelle », l’annonce n’en suscite pas moins de nombreuses spéculations dans les milieux politiques locaux. Et pour cause : cette démission intervient dans un contexte politique tendu entre l’UDPS/Tshisekedi — parti dont le ministre démissionnaire est membre, tout comme le président de l’Assemblée provinciale — et l’AGPC, formation politique chère à la sénatrice Carole Agito, à laquelle appartient le gouverneur Mike Mokeni.
Une thèse que rejette catégoriquement une source proche du gouverneur Mokeni, interrogée par depechesdelatshopo.com. « C’est faux et archifaux », tranche-t-elle, balayant d’un revers de main toute lecture politicienne du départ du ministre. Selon elle, le Dr Serge Nimo, médecin de formation, a simplement choisi de répondre à un appel de santé publique en rejoignant un programme de riposte contre le M-POX dans la province du Sankuru, où son expertise est sollicitée.
