Unikis : Le recteur Mathieu Kirongozi concrétise la relance des Presses universitaires de Kisangani

Redaction
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KISANGANI — Créées en 1963 avec l’ambition de contribuer à la production et à la diffusion du savoir scientifique, les Presses universitaires de Kisangani (PUK) s’engagent dans une nouvelle dynamique. L’institution vient de franchir un cap important avec l’acquisition d’un important lot de matériel d’imprimerie moderne, estimé à près de 20 tonnes et entièrement financé sur fonds propres par l’Université de Kisangani.

La réception de ces équipements a été présidée par le recteur de l’Université de Kisangani, le professeur Mathieu Kirongozi Bometa, entouré de quelques membres de son comité de gestion. Le matériel a ensuite été officiellement remis à la nouvelle équipe appelée à conduire les destinées des Presses universitaires de Kisangani.

Cette dotation intervient dans un contexte particulier. Elle survient quelques jours seulement après la nomination des nouveaux responsables des PUK et trois jours après la remise à ces derniers de nouveaux mobiliers de bureau. Deux opérations successives qui témoignent, selon les responsables de l’Université de Kisangani, de la volonté de doter cette structure des moyens nécessaires à une relance durable de ses activités.

Un outil d’impression désormais à la hauteur des ambitions

Le nouveau dispositif devrait considérablement accroître les capacités techniques des PUK.

Parmi les équipements réceptionnés figure notamment une imprimante industrielle annoncée avec une capacité de production pouvant atteindre 150 feuilles par minute, soit, selon les estimations communiquées, environ 500 ouvrages par jour. Des équipements destinés à la confection d’affiches font également partie du lot.

La nouvelle dotation comprend par ailleurs une relieuse automatique, dont la capacité annoncée est de l’ordre de 1 000 livres par jour, ainsi qu’une rogneuse capable de traiter jusqu’à 1 000 pages par minute. Une imprimante photo couleur au format A4 vient compléter cet arsenal technique.

À cela s’ajoutent neuf imprimantes de grande capacité ainsi qu’un stock important de consommables, comprenant plus de 1 200 cartons de papier duplicateur.

L’ensemble de ces équipements a été acquis en Chine grâce aux ressources propres de l’Université de Kisangani.

La promesse d’une relance prend forme

Pour le recteur Mathieu Kirongozi Bometa, l’arrivée de ce matériel constitue surtout l’aboutissement d’un engagement pris par son comité de gestion pour redonner aux Presses universitaires de Kisangani leur véritable vocation.

Le recteur voit dans cette nouvelle infrastructure un instrument appelé à soutenir directement la communauté scientifique. Chercheurs, enseignants, scientifiques et étudiants devraient ainsi pouvoir disposer d’un cadre approprié pour l’impression et la publication de leurs ouvrages, livres, thèses, mémoires et travaux pratiques, à des coûts compatibles avec les réalités du milieu universitaire.

L’enjeu apparaît donc plus large qu’une simple modernisation d’un service d’impression. Il s’agit de reconstruire une véritable chaîne de production et de diffusion du savoir, en rapprochant la recherche de sa mise en forme, de sa publication et, finalement, de sa transmission au public scientifique.

Les PUK veulent reconquérir la confiance de la communauté universitaire

À la tête de la nouvelle équipe dirigeante des Presses universitaires de Kisangani, le professeur Jules Maidika Asana entend, pour sa part, rétablir la confiance entre les PUK et leurs principaux bénéficiaires.

Il invite les professeurs, le personnel scientifique et les étudiants à confier leurs différents projets à cette structure, désormais dotée d’un outil de production plus performant.

Son message est clair : les Presses universitaires de Kisangani veulent miser sur la qualité, la rapidité d’exécution et la proximité avec la communauté universitaire.

Une ambition qui pourrait permettre aux PUK de redevenir progressivement un passage privilégié pour la publication des productions scientifiques de l’Université de Kisangani. Un objectif d’autant plus important que les coûts et les difficultés liés à l’impression des travaux académiques constituent encore une préoccupation majeure pour de nombreux étudiants et chercheurs.

Une dynamique qui suscite déjà des encouragements

L’acquisition de ce matériel a également été accueillie favorablement par différents représentants de la communauté universitaire.

Le président de l’Association du personnel scientifique de l’Université de Kisangani (ASUKIS), Guy Buse, a salué l’initiative du comité de gestion. Tout en félicitant les autorités universitaires pour cet investissement, il les a encouragées à poursuivre cette politique afin de renforcer davantage les infrastructures et les outils de communication scientifique.

Dans cette perspective, il a notamment évoqué la possibilité de franchir une nouvelle étape avec la création d’une télévision de l’Université de Kisangani, conçue comme un autre moyen de valoriser et de diffuser les connaissances produites au sein de l’institution.

Les étudiants, eux aussi, voient dans cette dotation une opportunité. Leur représentant intérimaire, Bob Efilaka, estime que les nouveaux équipements devraient faciliter l’impression des travaux de fin d’études et des travaux pratiques, tout en contribuant à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Désormais, place aux résultats

Avec cette importante dotation, les Presses universitaires de Kisangani disposent désormais d’un nouvel argument pour renouer avec leur vocation historique.

Mais le véritable défi commence maintenant. L’acquisition des équipements devra se traduire sur le terrain par une production régulière, une qualité d’impression conforme aux performances annoncées, des délais d’exécution maîtrisés et surtout des tarifs accessibles aux étudiants, enseignants et chercheurs.

Plus de six décennies après la naissance de leur ambition, les PUK disposent ainsi d’une nouvelle chance de s’imposer comme un maillon essentiel de l’écosystème scientifique de l’Université de Kisangani.

Le matériel est désormais là. Reste à transformer cette capacité technique en une véritable renaissance éditoriale et scientifique.

LK/ FROK