Bas-Uele: Face aux accusations mensongères contre l’AGPC, Alfred Tabei répond à Dieudonné Sanga

Redaction
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Dans une mise au point rendue publique à Buta dont la copie est parvenue à depechesdelatshopo.com ce jeudi,le regroupement politique AAeC, à travers son membre Agir pour le Congo (AGPC), a vigoureusement réfuté les accusations portées par Dieudonné Sanga Mavolo, président fédéral de l’UDPS/Bas-Uélé. Une sortie médiatique que les responsables de cette famille politique qualifient de « truffée de contre-vérités » et de nature à fragiliser la cohésion institutionnelle.
D’entrée de jeu, l’AGPC par le biais de son président fédéral Alfred Tabei Ngbengo exprime « un profond regret et une vive surprise » face aux déclarations faites le 21 avril dernier par le cadre de l’UDPS. Dans un ton ferme mais mesuré, le regroupement politique entend « rétablir la vérité » sur une série d’allégations jugées infondées.
Le compromis politique au sein de l’Union sacrée défendu
Premier point de discorde : la prétendue violation du compromis politique au sein de Union sacrée de la Nation. Selon l’AAeC, cette accusation ne repose sur aucun fondement. Le gouverneur de province, bien qu’issu de ses rangs, aurait bénéficié de l’aval officiel de la plateforme présidentielle. « Cette caution politique invalide toute thèse de rupture de consensus », insiste le communiqué.
Une composition gouvernementale jugée équilibrée
Autre sujet de polémique : la composition du gouvernement provincial. Contrairement aux affirmations de Dieudonné Sanga Mavolo, l’AAeC affirme ne détenir que 50 % des postes au sein de l’exécutif, soit 5 membres sur 10. Une configuration que le regroupement présente comme le reflet d’un esprit d’ouverture et de partage des responsabilités, loin de la domination évoquée par ses détracteurs.
Démission du président de l’Assemblée : l’AAeC dénonce une “calomnie”
S’agissant de la démission du président de l’Assemblée provinciale, l’AGPC balaie d’un revers de main toute implication financière ou politique. Elle rappelle que cette décision s’inscrit dans le cadre d’une motion de défiance initiée par les députés provinciaux, conformément aux règles en vigueur. « L’AAeC respecte la souveraineté des élus », souligne le document, dénonçant une tentative de manipulation de l’opinion.
Autonomie de l’Assemblée provinciale rappelée
Dans le même registre, les accusations relatives à la révocation d’un cadre administratif de l’Assemblée provinciale sont qualifiées d’« ingérence inacceptable ». Le regroupement politique insiste sur le principe d’autonomie de gestion de cette institution, régi par son règlement intérieur. Une mise au point qui vise à recadrer ce qu’il considère comme une méconnaissance des textes par son contradicteur.
Un retard de session replacé dans son contexte national
Enfin, l’AAeC réfute toute instrumentalisation du retard observé dans l’ouverture de la session de mars. Ce décalage, rappelle-t-elle, ne constitue pas une exception propre au Bas-Uélé, mais s’inscrit dans un contexte national marqué par la tenue de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs à Bandundu, dans la province du Kwilu. « Il s’agit d’une circonstance d’État global », précise le communiqué.
Appel à la maturité politique
En conclusion, l’AGPC et le regroupement AAeC appellent leur interlocuteur à « plus de maturité politique et de retenue ». Dans une province en quête de stabilité et de développement, ils estiment que « la calomnie et l’agitation stérile » ne sauraient tenir lieu de projet politique.
Les AAeC et AGPC réaffirment, par ailleurs, leur attachement à la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu’à la stabilité des institutions provinciales.
Rédaction