Atrophie mystique de sexe à Kisangani : la justice frappe fort, un homme condamné à un an de prison pour imputation dommageable

Redaction
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Kisangani, 9 octobre 2025 — La justice congolaise vient de donner un signal fort face à la psychose collective provoquée par le phénomène dit d’atrophie mystique de sexe qui secoue la ville de Kisangani et plusieurs territoires de la Tshopo. Le Tribunal de paix de Makiso/Kisangani a condamné, ce mercredi soir, monsieur Michel Baelongandi à 12 mois de servitude pénale principale pour imputation dommageable à l’encontre de Bernard Dipo Achalina, agent de la RTNC Kisangani.

Le jugement est tombé à l’issue d’une procédure en flagrance menée en mode d’urgence, traduisant la détermination des autorités judiciaires à endiguer cette vague d’accusations infondées qui alimente la justice populaire. Reconnu coupable des faits mis à sa charge, le prévenu a été immédiatement transféré à la prison centrale de Kisangani pour y purger sa peine.

Les faits remontent à ce même mercredi, dans une pharmacie de la commune Makiso, lorsque Michel Baelongandi a publiquement accusé Bernard Dipo Achalina d’être parmi les auteurs supposés du phénomène de disparition de sexe. L’incident, survenu en pleine psychose populaire, aurait pu dégénérer sans l’intervention rapide des forces de l’ordre.

Cette condamnation intervient dans un contexte de violence et de confusion qui secoue la province. Rien que dans la journée du mercredi, une nouvelle victime a été tuée dans la commune Kisangani, portant à quatre le nombre de morts en deux jours.
Selon le Vice-gouverneur de la Tshopo, Didier Lomoyo Iteku, le bilan provisoire depuis le début du phénomène — parti du territoire de Basoko avant de s’étendre à Yahuma, Ubundu, Isangi et enfin Kisangani — fait état de 17 décès, dont ceux de plusieurs agents de la santé publique en mission officielle.

Pour les observateurs, cette première condamnation exemplaire pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les fausses accusations et les violences communautaires qui s’en suivent. La justice semble décidée à restaurer l’autorité de l’État et à protéger les innocents pris pour cibles par la rumeur.

Alors que les autorités provinciales appellent la population au calme et à la vigilance, cette décision du tribunal sonne comme un avertissement clair à tous ceux qui propagent des fausses informations susceptibles de mettre en péril la vie d’autrui.

Frok