C’est un communiqué coup de poing que vient de publier l’ONG AJDDH (Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains) ce 17 octobre 2026 depuis Kinshasa.
Après avoir pris acte du renvoi tardif de l’activiste Clovis Mutsuva Kakule devant le Tribunal militaire de Beni, 89 jours après son arrestation, l’ONG va plus loin et formule 6 exigences claires :
Les 6 exigences de l’AJDDH :
1. Fixer sans délai la date de la première audience ;
2. Garantir un procès juste, public et dans un délai raisonnable ;
3. Donner à Clovis Mutsuva un accès effectif à ses avocats et à son dossier ;
4. Examiner la compétence du Tribunal militaire : L’AJDDH soulève un point juridique majeur. Clovis Mutsuva étant un civil, est-ce au Tribunal militaire de le juger ?
5. Garantir sa santé et envisager la liberté provisoire : Après une détérioration grave de sa santé le 11 août, l’ONG demande une prise en charge médicale adéquate et la mise en liberté provisoire, rappelant que la détention préventive doit rester l’exception.
6. Ouvrir les audiences : Permettre à la société civile, aux médias et aux observateurs indépendants d’assister au procès pour garantir sa transparence.
Pour l’AJDDH et son Coordonnateur Provincial Issongo Mfutu J. Jacques, le message est clair : la lutte contre l’insécurité à Beni ne peut pas se faire en muselant les libertés fondamentales.
> « Les critiques adressées aux autorités doivent pouvoir s’exprimer pacifiquement »
L’ONG appelle désormais les observateurs nationaux et internationaux à suivre de près ce procès emblématique de la liberté d’expression sous état de siège au Nord-Kivu.
Dossier à suivre.
