La propreté d’une route ne dépend pas uniquement de sa construction, mais aussi de l’engagement de ceux qui l’empruntent et vivent à ses abords. À Kisangani, le bourgmestre de la commune de Kisangani, Jupson BOKENDI LIYELE POPOLIPO, mise sur la participation citoyenne pour préserver la propreté de la route asphaltée menant à l’aéroport international de Bangoka, où les sachets plastiques et les immondices ménagères sont désormais indésirables.
De retour de la cérémonie de lancement des travaux d’ouverture des voies, boulevards et avenues du nouveau lotissement Joli Site Bangoka, organisée jeudi 15 octobre 2026, l’autorité municipale a attiré l’attention de l’équipe de journalistes sur l’état de propreté de cet axe routier. Pas de sachets abandonnés sur la voie publique, ni de déchets ménagers visibles : un résultat que le bourgmestre attribue à une mobilisation communautaire autour de l’entretien de cette route.
Interrogé par la presse sur les mécanismes mis en place pour maintenir cette propreté, Jupson BOKENDI LIYELE POPOLIPO a d’abord exprimé sa reconnaissance au Président de la République pour la réalisation de cette infrastructure routière, avant d’insister sur la responsabilité des citoyens dans la préservation des ouvrages publics.
« Le chef de l’État a fait sa part. Nous aussi, nous ne devons pas être des observateurs, mais des acteurs du développement. Nous devons maintenir cette route. La maintenance, c’est ce qui pose problème au Congo », a-t-il déclaré.
Pour concrétiser cette vision, la commune a associé les chefs de quartiers, les chefs de rues, les responsables des Nyumba Kumi — littéralement, les « dix maisons » —, les associations locales et la population à une opération collective de balayage. L’objectif est d’assurer le nettoyage de cet axe au moins deux fois par semaine.
L’organisation tient également compte de la présence ou non de l’éclairage public : les opérations de nettoyage sont effectuées la nuit dans les portions éclairées et pendant la journée dans celles qui ne disposent pas d’éclairage.
Face aux moyens financiers limités de la commune, cette initiative repose essentiellement sur le volontariat. Selon le bourgmestre, des citoyens patriotes ont accepté de consacrer leur temps à l’assainissement de leur milieu de vie, sans réclamer de contrepartie financière.
Au-delà du balayage, l’autorité municipale appelle les habitants à adopter des comportements responsables au quotidien. Il s’agit notamment d’éviter de jeter les déchets ménagers dans les caniveaux et de ne plus abandonner sur la voie publique les emballages de biscuits, de bonbons ou les bouteilles d’eau.
Quelques poubelles publiques ont été installées le long de la route, même si leur nombre demeure insuffisant. Pour Jupson BOKENDI LIYELE POPOLIPO, cette situation ne doit toutefois pas empêcher les habitants de contribuer à l’effort collectif. « À la place de ce qu’on aime, on se contente de ce qu’on a. Les voyages de 1 000 kilomètres commencent toujours par le premier pas », a-t-il fait observer.
Une responsabilité partagée entre trois communes
La route menant à l’aéroport international de Bangoka traverse trois communes de Kisangani : Kisangani, Kabondo et Makiso. Selon le bourgmestre, environ 70 % du tronçon concerné relève de sa juridiction. Cette configuration nécessite une collaboration entre les autorités municipales afin d’étendre les bonnes pratiques d’assainissement aux autres secteurs de la ville.
La stratégie engagée dans les autres quartiers repose, dans un premier temps, sur la sensibilisation. Le bourgmestre indique être en contact avec ses collègues de Kabondo et de Makiso pour les encourager à mobiliser, à leur tour, les chefs de quartiers et les populations autour de la protection de cet axe routier.
L’enjeu dépasse ainsi la seule question de la salubrité. En tant que principale voie d’accès à l’aéroport international de Bangoka, cette route constitue une porte d’entrée de Kisangani pour les voyageurs en provenance de l’étranger, d’autres provinces du pays et de la capitale, Kinshasa. Son état d’entretien contribue donc à l’image que la ville renvoie à ses visiteurs.
En conclusion, Jupson BOKENDI LIYELE POPOLIPO lance un appel à la vigilance et à la responsabilité collective. Il invite chaque habitant à devenir un acteur du développement en protégeant cette infrastructure contre les déchets et les comportements qui compromettent sa propreté.
Pour le bourgmestre, préserver la route de Bangoka ne relève pas uniquement des autorités publiques : c’est aussi une responsabilité citoyenne, indispensable à l’amélioration durable du cadre de vie à Kisangani.
FROK
