Le combat contre le trafic des espèces protégées se poursuit dans la province de la Tshopo. L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, a procédé mardi 19 mai 2026 au relâchement de seize perroquets gris au centre de conservation des perroquets du jardin zoologique de Kisangani, avec l’appui de Fondation Lukuru.

Ces oiseaux, issus de différentes saisies opérées dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de la faune sauvage, retrouvent ainsi leur habitat naturel après plusieurs mois de réhabilitation. Cette opération constitue la troisième initiative du genre organisée par l’ICCN/Tshopo en collaboration avec la Fondation Lukuru pour protéger les espèces menacées d’extinction dans cette partie du pays.
La cérémonie a réuni plusieurs services impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique, ainsi que des partenaires engagés dans la conservation de la biodiversité. Dans son mot de bienvenue, le directeur provincial de l’ICCN/Tshopo, Gentil Kisangani, a salué les efforts des autorités provinciales dans la protection des perroquets gris et verts, notamment à travers la vulgarisation de l’arrêté provincial interdisant leur capture et leur commercialisation.
Face à la persistance du trafic, il a appelé à une vigilance accrue des services et des communautés locales.
« Nous demandons de multiplier davantage la vigilance pour sauver les espèces menacées d’extinction », a-t-il déclaré.
Même satisfaction du côté de Thérèse Hart, représentante de la Fondation Lukuru, qui a mis en avant le travail de réhabilitation accompli avant le retour de ces oiseaux dans la nature.
« On voit les perroquets confisqués, ils sont dans un état vraiment déplorable. Sans queue, avec des plumes coupées. Voir que pendant cinq mois, six mois, parfois une année, ils ont pu lentement repousser les ailes, regagner la condition et retrouver la nature, c’est vraiment une joie », a-t-elle expliqué.
Présent à cette activité, l’administrateur du territoire d’Ubundu, identifié comme l’un des axes du trafic des perroquets, a reconnu que cette cérémonie a permis de dissiper certaines inquiétudes autour du devenir des animaux saisis.
« Souvent, on émet des doutes. Est-ce que lorsqu’on envoie ces perroquets à Kisangani, ils ne seront pas revendus ? Mais aujourd’hui, je suis convaincu. Quand on les saisit et qu’on les amène ici, ils sont bien conservés avant d’être relâchés pour reprendre la vie », a-t-il affirmé.
Au-delà du symbole, cette remise en liberté rappelle l’ampleur du défi que représente encore le commerce illégal des espèces sauvages dans la province de la Tshopo. Malgré les efforts conjoints des autorités, des services de conservation et des organisations partenaires, le trafic des perroquets gris demeure une menace persistante pour la biodiversité congolaise.
