Kisangani, 18 octobre 2026 – Le ministre provincial des Finances de la Tshopo, Patrick Valencio Asumani Madropia, a appelé à un renforcement des mécanismes de mobilisation et de maximisation des recettes publiques, après le recul des recettes non fiscales enregistré en septembre 2026 par rapport au mois d’août. Cet appel a été lancé lors d’une réunion d’évaluation avec l’équipe dirigeante de la Direction générale des recettes non fiscales de la province de la Tshopo (DGRNFPT), tenue vendredi 16 octobre à Kisangani.
La rencontre a réuni notamment la directrice générale de cette régie financière, Arlène Botchaka Boyale, son adjointe, Francine Toya, les directeurs centraux, les chefs de ressorts ainsi que les conseillers et membres du bureau politique du ministère provincial des Finances.
Au centre des échanges figuraient le bilan des recettes mobilisées en septembre, les difficultés rencontrées sur le terrain et les mesures à prendre pour améliorer les performances au cours du mois d’octobre. Les participants ont également évalué le niveau d’exécution des recommandations issues de la question orale avec débat récemment adressée au ministre provincial des Finances par l’Assemblée provinciale de la Tshopo.
Des facteurs conjoncturels et opérationnels pointés du doigt
L’évaluation a mis en évidence une baisse des recettes en septembre par rapport au mois précédent. Plusieurs facteurs ont été avancés pour expliquer cette contre-performance, notamment le litige sur le fleuve Congo, qui aurait retardé l’arrivée de plusieurs bateaux, ainsi que les difficultés liées à l’activation de la taxe sur le cheval-vapeur sur la route nationale numéro 4 (RN4), laquelle a suscité des contestations du côté de la Direction générale des impôts provinciaux de la Tshopo (DGIPT).
Pour Patrick Valencio Asumani Madropia, cette évolution appelle une vigilance accrue et une adaptation des méthodes de travail. Les recettes publiques ne doivent pas rester statiques, a-t-il souligné en substance, invitant les responsables de la DGRNFPT à redoubler d’efforts pour inverser la tendance dès octobre.
Le ministre a toutefois salué les progrès enregistrés dans la mobilisation des taxes conventionnelles sur les produits pétroliers, notamment les hydrocarbures. Cette amélioration constitue, selon lui, un signal encourageant qui doit être consolidé.
Les chefs de ressorts sous évaluation
La réunion a également porté sur les conditions de travail des chefs de ressorts, les obstacles auxquels ils sont confrontés et leur niveau de performance dans la mobilisation des recettes.
Parmi les mesures envisagées pour octobre figurent le remplacement des responsables dont les résultats sont jugés insuffisants et le démantèlement des barrières qui entravent le bon fonctionnement des ressorts. L’objectif est de renforcer l’efficacité des services de collecte, de réduire les obstacles opérationnels et d’accroître les recettes effectivement mobilisées au profit du Trésor provincial.
Ces orientations s’inscrivent dans une logique de responsabilisation des agents et de suivi des résultats, alors qu’une mise en place générale se prépare, après la notification des agents engagés par arrêté.
Un enjeu majeur pour le financement du développement provincial
Tout en insistant sur la nécessité d’améliorer les performances, Patrick Valencio Asumani Madropia a exprimé sa satisfaction quant à la collaboration avec la direction générale de la DGRNFPT, son adjointe, les directeurs centraux et les chefs de ressorts.
Le ministre a enfin lancé un appel à la conscience professionnelle et à l’engagement de chacun dans la mobilisation et la maximisation des recettes provinciales. L’enjeu est de permettre au gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, de disposer de ressources nécessaires à la réalisation de son programme de développement.
Au-delà du constat de la baisse enregistrée en septembre, cette réunion traduit ainsi la volonté du ministère provincial des Finances de renforcer le suivi des performances des régies financières et de rechercher des solutions concrètes aux difficultés qui freinent la mobilisation des ressources propres de la province.
VTL
