Un climat de tension préoccupe la cité pilote du quartier Basakata, dans la commune de Kabondo à Kisangani. Des individus non identifiés, se réclamant autochtones et prétendus « ayant-droits historiques », imposent de manière arbitraire des frais appelés « sous-basements » aux occupants de terrains, sans fondement légal ni reconnaissance des titres de propriété délivrés par l’État.
Ces auto-proclamés propriétaires, motivés par des intérêts financiers, rejettent l’autorité des services de l’État et bafouent ouvertement les lois régissant l’urbanisme et la propriété foncière. Une attitude que les résidents dénoncent avec fermeté. Ces derniers, détenteurs de titres légaux, s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d’injustice manifeste et expriment une vive inquiétude pour leur sécurité.
Le risque d’un conflit ouvert n’est plus à écarter. Plusieurs habitants affirment qu’ils sont prêts à défendre par eux-mêmes leurs propriétés, acquises en toute légalité. Cette posture marque une escalade qui pourrait déboucher sur des affrontements.
La situation rappelle douloureusement les violences intercommunautaires survenues récemment dans la commune de Lubunga, encore vives dans la mémoire des Boyomais.
Face à cette menace, les populations interpellent les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes afin d’éviter une détérioration de la situation. L’intervention rapide des forces de sécurité et des instances judiciaires s’impose pour préserver la paix sociale dans cette partie de la ville.
