Kisangani accueille la 15ᵉ édition du Festival Ngoma : quand l’art se met au service de la solidarité

Redaction
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Le rideau s’apprête à s’ouvrir, une fois de plus, sur l’un des rendez-vous culturels les plus attendus de la scène boyomaise. Le Festival Ngoma, porté par le groupe TACCEMS (Théâtre des Amazoulous, Centre de Création, d’Échange et de Montage des Spectacles), vivra sa 15ᵉ édition du 24 au 30 août 2025 à l’Espace Culturel Ngoma, dans la commune Makiso.

L’annonce a été faite ce vendredi 22 août 2025 par Banza Maloba Olivier, directeur artistique de TACCEMS et président du comité d’organisation, lors d’un point de presse tenu dans le même espace culturel.

Placée sous le thème « Tous solidaires avec l’Est de la RDC », cette édition se veut une tribune artistique pour compatir avec les artistes et populations des provinces meurtries par l’insécurité, empêchées de rejoindre Kisangani. « Ce festival leur est dédié, pour leur insuffler de la force et leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls », a déclaré M. Olivier Maloba Banza, soulignant la dimension humaine et militante de cette célébration.

Une double commémoration

Le Festival Ngoma 2025 ne sera pas une édition comme les autres. Elle marquera également le 30ᵉ anniversaire du groupe TACCEMS, né d’une volonté de faire du théâtre un outil d’éveil et de critique constructive, et le 25ᵉ anniversaire du partenariat fructueux avec l’ONG Africalia, fidèle soutien aux initiatives culturelles du groupe.

Un carrefour des arts et des cultures

Véritable vitrine pour les artistes de Kisangani, d’autres provinces et même de l’étranger, le Festival Ngoma reste un espace d’échanges et de créativité où se croisent théâtre, humour, danse, musique, expositions, dédicaces et débats critiques. Il se veut non seulement une scène pour vendre les œuvres, mais aussi un lieu de formation et de rayonnement culturel.

Un plaidoyer pour la culture

Si l’enthousiasme est au rendez-vous, l’organisation ne cache pas ses défis financiers. Banza Maloba a lancé un appel pressant au gouvernement provincial, aux mécènes et aux personnes de bonne volonté pour soutenir la production artistique à Kisangani. Et de conclure par une phrase lourde de sens :
« Un peuple sans culture est un peuple sans valeur. »

VTL