Dégradation de l’axe Dulia -Bondo : Le gouverneur Mokeni promet une solution qui apaise le CTJ Bondo

Redaction
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Dans la province du Bas-uele, voyager aujourd’hui sur l’axe Dulia-Bondo, à moto, relève de l’exploit. Ce tronçon stratégique du réseau routier congolais, pourtant partie intégrante de la transafricaine Lagos-Mombasa, est devenu un véritable parcours du combattant pour les usagers. Les motards, principaux acteurs du transport local, mettent trois à quatre jours pour rallier Bondo depuis Dulia, sur une distance qui devrait se parcourir en quelques heures seulement.

Le cri d’alarme est venu récemment du président du Conseil territorial de la jeunesse de Bondo, William Rezende. Dans une déclaration faite il y a deux jours, il a dénoncé les conditions déplorables dans lesquelles se trouvent les usagers de cette route. Une interpellation qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

William Rezende a fait part à depechesdelatshopo.com ce mardi d’un retour encourageant : les autorités provinciales, dit-il, sont bien conscientes du problème. William Rezende a assuré que l’axe Dulia-Bondo n’est pas abandonné. À l’instar du gouverneur du Bas-Uele, Mike Mokeni, qui confirme que le processus de déploiement du matériel pour les travaux de réhabilitation est en cours.

Cette déclaration du gouverneur vient apaiser, un tant soit peu, l’inquiétude grandissante des populations riveraines. Car au-delà de la simple connectivité locale, cet axe représente un maillon crucial de la grande dorsale transafricaine reliant Lagos, au Nigeria, à Mombasa, au Kenya, en traversant notamment le Cameroun, la Centrafrique, la République Démocratique du Congo et l’Ouganda.

La dégradation de cette route ne freine pas seulement les échanges commerciaux et les déplacements des personnes, elle met aussi en péril le potentiel économique de toute une région. Il y a urgence.

L’axe Dulia-Bondo ne doit pas rester le symbole d’une route continentale oubliée. Sa réhabilitation rapide est non seulement une promesse de désenclavement pour les communautés locales, mais aussi une condition sine qua non pour l’intégration économique africaine.