Ituri : panique à Niania après le massacre de plus de 40 civils à Bafwakoa

Redaction
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Une psychose généralisée s’est emparée, ce jeudi, de la population de Niania, importante agglomération du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, située à environ 340 kilomètres de Kisangani. À l’origine de cette panique : l’arrivée, dans la cité, des corps sans vie des victimes d’une attaque meurtrière perpétrée dans la nuit de mercredi à jeudi au village Bafwakoa, localisé à une quarantaine de kilomètres sur la RN4, axe stratégique reliant Niania à Bunia.
Selon plusieurs sources concordantes, cette incursion sanglante est attribuée aux rebelles des ADF, groupe armé affilié à l’État islamique, tristement connu pour ses exactions contre les populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo. Le bilan provisoire fait état d’au moins 32 personnes tuées. Des habitations ainsi que des véhicules ont également été incendiés, aggravant davantage le drame humanitaire dans cette zone déjà fragilisée par l’insécurité persistante. Des témoignages font état de corps retrouvés dans des conditions particulièrement atroces, accentuant l’effroi au sein des communautés locales.
À Niania, la peur est désormais palpable. Un habitant joint par nos confrères de depechesdelatshopo.com décrit une population terrifiée, redoutant une extension des violences vers cette agglomération pourtant considérée comme un centre névralgique de la région. « Nous vivons dans l’angoisse permanente. Nous lançons un cri d’alarme aux autorités pour qu’elles renforcent la sécurité avant qu’il ne soit trop tard », confie-t-il.
Ce nouveau massacre intervient seulement quelques jours après une autre attaque meurtrière signalée à Mutshatsha, toujours dans le territoire de Mambasa, confirmant une recrudescence inquiétante des violences attribuées aux ADF dans cette partie de l’Ituri. Face à cette spirale de terreur, les populations locales appellent à une réponse urgente et coordonnée des forces de sécurité afin d’endiguer la menace et restaurer l’autorité de l’État dans cette zone sous pression.