À Kisangani, la vulgarisation des droits liés à la santé reproductive, tels que consacrés par le Protocole de Maputo, continue de gagner du terrain. L’ONG Équipe d’Urgence de la Biodiversité (EUB), en collaboration avec Maristope International, a récemment organisé une séance de sensibilisation réunissant associations, prestataires de santé, enseignants et leaders communautaires.
S’exprimant à cette occasion, le coordonnateur de l’ONG EUB, Bienvenu Ikenawa a mis en avant une stratégie centrée sur la proximité et la responsabilisation des acteurs locaux. L’objectif est clair : faire de ces participants des relais d’information capables d’agir efficacement au sein de leurs communautés respectives.
« Cette rencontre vise à doter les leaders communautaires et les prestataires des outils nécessaires pour sensibiliser davantage, notamment les jeunes, sur l’importance de la planification familiale », a indiqué l’intervenant. Il a également insisté sur la mise en place d’un mécanisme de référencement, permettant d’orienter facilement les femmes et les jeunes filles vers les structures sanitaires appropriées.
Dans cette dynamique, les participants ont été informés des différentes méthodes contraceptives disponibles ainsi que des centres offrant ces services. Une démarche qui s’inscrit dans la vision de l’Union africaine, promotrice du Protocole de Maputo, lequel consacre le droit des femmes à disposer librement de leur santé reproductive.
Le constat reste toutefois préoccupant : un grand nombre de femmes ignorent encore où accéder aux services de planification familiale. D’où l’importance d’impliquer les acteurs de proximité. « Le message principal est d’encourager les leaders, les enseignants et les prestataires à orienter systématiquement les femmes vers les structures existantes », a-t-il ajouté.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent créer un véritable réseau communautaire de sensibilisation et d’accompagnement. Une approche qui, à terme, pourrait améliorer significativement l’accès aux services de santé reproductive dans la région.
En s’appuyant sur les principes du Protocole de Maputo, cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion des droits des femmes en Afrique, où l’accès à l’information et aux services demeure un enjeu crucial pour le développement social.
Venancie BITANGILI
