Par Armathe Manzeke Asomolego
La nature a une fois de plus rappelé sa puissance destructrice. Aux environs de 17h45 de mercredi 18 juin 2025, un éclair d’une rare violence s’est abattu sur le bâtiment administratif de l’Institut Saint Rosaire, à la suite d’une pluie torrentielle. Quatre bâtiments de cet établissement scolaire situé dans la province du Haut-Uélé ont été la proie des flammes, provoquant une onde de choc dans la communauté éducative d’Isiro.
Selon le préfet de l’Institut, le frère Gratien Titayosa Paka, les dégâts matériels sont considérables. Le feu déclenché par la foudre a réduit en cendres plusieurs infrastructures clés : le bâtiment administratif, la salle des enseignants, la bibliothèque des élèves, ainsi que plus de cent chaises et des documents conservés à la préfecture. Dans la confusion, des jeunes du voisinage se seraient précipités pour récupérer certains documents avant que les flammes ne les détruisent.
Si aucun blessé n’a été signalé, l’émotion reste vive parmi les élèves et les enseignants. Le frère Gratien appelle les autorités locales à renforcer la sécurité civile, notamment par la mise en place de camions anti-incendie dans chacune des trois communes de la ville d’Isiro, pour prévenir de futurs sinistres.
Soucieux de rassurer les parents, le préfet souligne que l’Institut Saint Rosaire, à la pointe de la numérisation, dispose d’un système électronique de sauvegarde des dossiers scolaires. La proclamation des résultats prévue pour le 2 juillet reste donc maintenue.
Cet incident relance la question de l’adaptation des infrastructures scolaires aux risques naturels, dans une région où les orages sont fréquents et souvent violents.
