Kisangani : Vivre ensemble à nouveau, le pari de la paix entre Mbole et Lengola

Redaction
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Par BMR

Dans une atmosphère empreinte d’émotion, d’espoir et de symbolisme, les communautés Mbole et Lengola ont officiellement scellé leur réconciliation ce samedi 21 juin 2025 au village Osio, situé à 17 kilomètres de Kisangani, sur la rive gauche du fleuve Congo, le long de la route Opala. Ce geste de paix a été matérialisé par une cérémonie rituelle d’engagement au vivre-ensemble, un tournant majeur après des mois de tensions meurtrières et de déchirements intercommunautaires.

Présidée par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, la cérémonie a marqué le point culminant des efforts de pacification entrepris depuis le forum provincial de paix, de réconciliation et de développement tenu en décembre dernier à Kisangani.

Dans son adresse, Jacquemin Shabani n’a pas mâché ses mots. Il a exhorté toutes les parties concernées à traduire cette réconciliation en actes concrets : libération immédiate des villages occupés, retour sécurisé des populations déplacées et relance des activités agricoles. Tout acte de sabotage de ce processus, a-t-il averti, sera sévèrement sanctionné.

« La paix, la cohabitation pacifique et la cohésion sociale ne sont pas des options. Ce sont des piliers fondamentaux de notre République. Sans elles, il ne peut y avoir ni développement durable ni avenir pour la Tshopo », a martelé le patron de l’Intérieur.

Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, présent à la cérémonie, a, quant à lui, salué l’implication personnelle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans la résolution de cette crise communautaire. Il a également rappelé que ce pas franchi à Osio est l’un des fruits concrets du forum de décembre 2024, qui avait formulé des recommandations précises pour restaurer la paix dans la région.

La cérémonie, à forte teneur symbolique, a connu la participation d’une importante délégation gouvernementale, des représentants des institutions provinciales, des autorités coutumières, des jeunes et des femmes issus des deux communautés. Des chants de paix, des gestes de pardon mutuel, et des bénédictions traditionnelles ont ponctué ce moment de fraternité retrouvée.

Alors que la province de la Tshopo cherche à tourner la page de conflits récurrents, l’acte posé à Osio apparaît comme un modèle à suivre pour d’autres régions en proie à des tensions similaires. Il reste désormais à traduire cette volonté de réconciliation en un processus suivi, monitoré et soutenu à tous les niveaux.

Car la paix n’est pas un événement, elle est un engagement collectif et permanent.