Bondo, 19 octobre 2026 – La divagation des animaux domestiques dans les champs agricoles et les propriétés privées préoccupe le Groupe d’Actions pour le Développement Intégral (GADI-ONG). Dans le territoire de Bondo, province du Bas-Uele, cette organisation tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités à agir pour protéger les cultures et prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs.
Le président provincial de GADI-ONG, le CT Christophe KONDANGA LEMONDE, dénonce une pratique qui, selon lui, menace les efforts de production agricole et porte atteinte aux droits des cultivateurs dont les champs sont exposés aux dégâts causés par les bêtes en divagation.
« On ne peut pas vouloir un État de droit et en même temps faire son contraire. On ne peut pas non plus prétendre accompagner la vision du Chef de l’État sur la revanche du sol sur le sous-sol en laissant les bêtes détruire les cultures des paisibles citoyens », a-t-il déclaré.
Pour le responsable de GADI-ONG, la promotion de l’agriculture doit aller de pair avec la responsabilisation des éleveurs. Il estime que les propriétaires d’animaux doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour empêcher leurs bêtes de pénétrer dans les champs et les parcelles appartenant à autrui.
Un appel au respect de la loi
Christophe KONDANGA LEMONDE rappelle l’existence de l’Arrêté n° 54bis/Agri du 5 mai 1939, auquel il se réfère pour dénoncer la divagation des animaux domestiques. Il plaide pour l’application des dispositions légales relatives à leur surveillance, à leur confinement et à la réparation des dommages éventuellement causés.
GADI-ONG exhorte, par ailleurs, les autorités locales à assumer leurs responsabilités dans la gestion de cette problématique, notamment par des mesures de prévention, de contrôle et de règlement des différends entre les personnes concernées.
Préserver la paix sociale et la sécurité alimentaire
Au-delà de la question de la réglementation, l’organisation souligne que la destruction des cultures peut entraîner des pertes pour les ménages agricoles, compromettre leurs revenus et affecter l’approvisionnement des communautés en produits vivriers.
Dans une province où l’agriculture représente un levier important de développement rural, la protection des champs apparaît ainsi comme un enjeu économique et social majeur.
GADI-ONG lance donc un appel aux autorités politico-administratives, aux agriculteurs et aux éleveurs afin qu’ils privilégient la responsabilité, le dialogue et le respect des biens d’autrui.
Pour Christophe KONDANGA LEMONDE, la pratique de l’élevage ne saurait justifier l’errance incontrôlée des animaux au détriment des activités agricoles.
« Élever, ce n’est pas laisser les bêtes errer partout », insiste-t-il, invitant les acteurs concernés à contribuer à une cohabitation pacifique et au développement durable du territoire de Bondo.
La rédaction
