Watsa 2025: Le congo lancera ce weekend ses Associations Agricoles pour bâtir un écosystème paysan durable

Redaction
439 Views

Un vent de renouveau souffle sur l’agriculture congolaise. Du 31 octobre au 1er novembre 2025, la cité de Watsa, dans la province du Haut-Uele, abritera un événement de portée nationale : le lancement officiel des Associations Agricoles nationales à savoir Association des Riziculteurs du Congo ( ARC), Association de cacaoculteurs du Congo ( ACCO) et Association des cafeiculteurs du Congo ( ACFCO).
Placée sous le haut patronage du gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, cette rencontre stratégique bénéficiera de la présence annoncée du ministre national de l’Agriculture, invité pour encourager directement les petits exploitants agricoles à travers le pays.

Pr NZANZA Bombiti

Un projet porté par un expert de renom

L’annonce a été faite ce lundi par l’initiateur de cette grande initiative, le Professeur Jean-Robert Nzanza Bombiti, un nom bien connu dans les milieux scientifiques et agricoles. Expert en agriculture intelligente, santé des sols et durabilité, le professeur Nzanza est titulaire d’un doctorat en sciences agronomiques et d’un MBA, actuellement détenteur d’un diplôme post universitaire en intelligence artificielle et machine learning de l’Université du Texas, à Austin aux États-Unis.
Formé à la prestigieuse Université Cornell en santé des sols, ancien directeur exécutif de la recherche chez ZZD, et ex-gouverneur du Bas-Uele, il a toujours prôné une agriculture durable au service du développement local. Aujourd’hui, à la tête du NouvelTechs Global et SmartSoll Solutions Africa, il met son expérience au service d’une vision claire : structurer et professionnaliser le monde paysan congolais.

Vers un écosystème agricole intégré et durable

Pour le Professeur Nzanza Bombiti, l’enjeu est simple mais ambitieux : bâtir un écosystème agricole complet, moderne et inclusif.

> « Quand on regarde la Côte d’Ivoire, elle produit près de 2,5 millions de tonnes de cacao par an. Plus de 80 % de cette production provient des petits exploitants agricoles. Ce succès repose sur une seule chose : l’organisation et la structuration du monde paysan », explique-t-il.

Inspiré par cet exemple, le modèle proposé à Watsa repose sur une collaboration dynamique entre institutions publiques, laboratoires, banques et entreprises privées :

L’ONAPAC assurera le suivi technique et le contrôle de la qualité des produits agricoles ;

Un laboratoire moderne à Isiro réalisera l’analyse directe des sols pour une agriculture de précision ;

Un autre laboratoire sera dédié à la traçabilité agricole et à la conformité environnementale ;

Les banques et institutions financières accompagneront les producteurs à travers des crédits agricoles adaptés ;

Les entreprises commerciales congolaises s’engageront à acheter, transformer et valoriser la production locale.

Ce modèle de partenariat entre grands et petits exploitants rappelle les expériences réussies du passé avec la SOTEXCO, la BAT ou encore la CODENORD. Les grands producteurs y jouaient un rôle d’encadrement et de rachat de la production paysanne — une dynamique que le Professeur Nzanza souhaite relancer à grande échelle.

Une vision nationale, un message fort

Au-delà du lancement des Associations Agricoles du Congo, Watsa sera le point de départ d’un mouvement national en faveur d’une renaissance agricole intégrée.

> « Ce que nous faisons à Watsa, c’est poser les bases d’un nouvel écosystème agricole congolais solide, intégré et durable », souligne le Professeur Nzanza.

Pour assurer une large participation, une chaîne WhatsApp baptisée “LE CONGO CULTIVE” a été créée, un espace numérique d’échanges et d’apprentissage où agriculteurs, techniciens et investisseurs peuvent collaborer en temps réel.

L’agriculture, moteur du redressement national

Le message est clair : le redressement économique du Congo passera par la terre.

> « La vraie transformation commence à la base, dans nos villages, nos groupements, nos territoires. Si nous structurons bien nos producteurs, le Congo pourra nourrir l’Afrique », affirme avec conviction le professeur Nzanza Bombiti.

À quelques jours de l’événement, l’espoir grandit à Watsa et dans tout le Haut-Uele. Ce rendez-vous agricole historique pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les producteurs congolais, celle d’une agriculture organisée, technologique et prospère — une agriculture qui, enfin, fera du Congo une puissance nourricière du continent africain.

FROK