Tshopo : Un an après son investiture, Paulin Lendongolia présente son bilan en matière de gouvernance

Redaction
766 Views

Kisangani, 29 juin 2025 – Un an jour pour jour après avoir officiellement pris les rênes de la province de la Tshopo, le gouverneur Paulin LENDONGOLIA LEBABONGA a présenté, ce samedi 28 juin, le bilan mi-parcours de sa première année de gestion. La salle des fêtes de HOPE International School de Kisangani a servi de cadre à cet exercice démocratique de redevabilité, en présence des députés provinciaux, des ministres, des membres du comité provincial de sécurité, des administrateurs, des leaders religieux, des représentants de la société civile et de nombreux citoyens curieux d’évaluer les promesses faites.

Élu le 29 avril 2024 et investi dans ses fonctions le 28 juin de la même année avec comme Vice-gouverneur Didier Lomoyo Iteku, Paulin Lendongolia s’était engagé, dès le départ, à impulser une nouvelle dynamique incarnée par la vision « Tshopo Mosala », construite autour de cinq piliers stratégiques : la gouvernance ; l’économie, le capital naturel et les finances ; les infrastructures et le désenclavement ; l’environnement et le changement climatique ; le capital humain et les services sociaux de base.

Pour cette première étape de restitution, le gouverneur a mis l’accent sur les avancées enregistrées dans le domaine de la gouvernance, socle de toute action publique structurée et efficace.

Consolidation des institutions provinciales

Le premier jalon posé par l’exécutif Lendongolia concerne le renforcement de la stabilité institutionnelle entre le gouvernement provincial et l’Assemblée provinciale, dans une province souvent marquée par des tensions politiques stériles. Cette atmosphère apaisée a permis des avancées significatives sur le plan matériel et financier : cinq véhicules de fonction ont été remis aux membres du bureau de l’Assemblée provinciale et quinze autres aux ministres et cadres du cabinet du gouverneur.

En parallèle, la dotation de fonctionnement de l’Assemblée a été doublée, passant de 100 à 200 millions de francs congolais par mois. Ce qui équivaut à une enveloppe annuelle de 2,647 milliards de francs congolais, y compris les appuis ponctuels.

Le gouverneur et son Vice-gouverneur dans la salle

Soutien accru aux services de sécurité et à la justice

Sur le terrain de la sécurité, un montant de 834 millions de francs congolais a été mobilisé pour soutenir les services de l’ordre dans leurs missions de sécurisation de la province : organisation des patrouilles, traque des groupes armés, lutte contre la criminalité urbaine. Le gouvernement provincial a également intensifié la lutte contre la prolifération des armes légères et contre les substances psychoactives telles que le tramadol, le chanvre, ou encore le « zododo », substances très consommées dans certains quartiers périphériques.

Les audiences foraines ont été soutenues financièrement, notamment par la construction d’une salle d’audience au sein de la prison centrale de Kisangani, avec l’appui des partenaires. À cela s’ajoute la prise en charge des soins de santé pour les victimes de violences urbaines et la contribution aux funérailles des personnes décédées dans des circonstances tragiques liées à l’insécurité.

Diplomatie interprovinciale et présence à Kinshasa

Dans une approche régionale, Paulin Lendongolia a participé activement à la mise en place du cadre permanent de concertation et de coopération interprovinciale avec les provinces issues de l’ex-Province Orientale. Objectif : coordonner les efforts pour résoudre les conflits interprovinciaux, améliorer la sécurité et encourager un développement partagé.

Enfin, notons l’ouverture d’un bureau de représentation de la province de la Tshopo à Kinshasa, un symbole fort de visibilité et d’influence dans la capitale, longtemps revendiqué mais rarement matérialisé sous les précédents gouvernorats.

Redéploiement sur le terrain

Dans sa logique de proximité et de gouvernance de terrain, le chef de l’exécutif provincial a conduit des missions d’itinérance dans les territoires de Bafwasende, Isangi et Basoko, pour restaurer l’autorité de l’État, diagnostiquer les besoins réels des populations et apporter des réponses concrètes aux problèmes sécuritaires locaux.

Une première étape, des attentes élevées

Ce bilan du premier pilier, celui de la gouvernance, laisse entrevoir une volonté de structuration administrative et sécuritaire de la province. Toutefois, les attentes restent fortes sur les quatre autres axes de la vision « Tshopo Mosala », en particulier en matière d’infrastructures, de développement économique, et de services sociaux de base.

Le rendez-vous est donc pris pour les prochains chapitres de ce bilan.

Par la rédaction politique de Depechesdelatshopo.com
Kisangani, République Démocratique du Congo