Les efforts conjugués de la Police nationale congolaise (PNC) et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) viennent de porter leurs fruits. Une opération de grande envergure, menée avec précision sur instruction des autorités provinciales, a permis l’arrestation d’une dizaine des présumés auteurs du meurtre de quatre agents de santé dans le territoire d’Isangi, en province de la Tshopo.

Selon des sources sécuritaires concordantes, les suspects ont été appréhendés au terme d’un minutieux travail de renseignement et d’interventions ciblées dans plusieurs localités d’Isangi. Escortés sous haute surveillance, ils ont été acheminés à Kisangani dans la nuit de vendredi à samedi, aux environs d’une heure du matin, avant d’être immédiatement transférés à la prison centrale de Kisangani. Ils y attendent désormais la tenue d’audiences publiques pour répondre de leurs actes devant la justice.
Ce drame, rappelons-le, avait profondément choqué l’opinion publique. Accusés à tort de sorcellerie et de “disparition ou atrophie de sexe”, quatre agents de santé avaient été lynchés par des villageois en proie à la psychose et à la désinformation. L’incident avait provoqué un tollé général, obligeant les autorités provinciales à réagir avec fermeté.
Le vice-gouverneur de la Tshopo, Didier Lomoyo Iteku, agissant au nom du gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga en mission, avait alors annoncé une série de mesures visant à rétablir l’ordre, à restaurer la confiance entre les communautés et à mettre un terme à ces actes ignobles qui ternissent l’image de la province.
Cette arrestation, saluée par la population de Kisangani, marque une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité et l’obscurantisme. Les autorités provinciales réaffirment ainsi leur détermination à faire respecter la loi et à garantir la sécurité de tous les citoyens, particulièrement ceux œuvrant dans le secteur de la santé, souvent exposés aux préjugés et à la violence populaire.
“La Tshopo ne cédera pas à la barbarie. La justice suivra son cours pour que plus jamais de tels drames ne se reproduisent,” a déclaré une source proche du gouvernement provincial.
La suite de cette affaire, très suivie par l’opinion, s’écrira désormais dans les salles d’audience.
