Des cas de vol à mains armées sont refait surface dans la ville de Kisangani. Cela préoccupe au plus haut point le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo.
Dans son discours d’ouverture de la session ordinaire de mars 2024 devant la gouverneure de la Tshopo à la tête des membres tant du comité provincial de sécurité que du gouvernement provincial ainsi que plusieurs autres responsables de l’administration publique, l’honorable Matteus Kanga Londimo l’a évoqué.: » il y a lieu de décrier la résurgence de
l’insécurité dans la ville de Kisangani, sous le format du banditisme urbain.
En effet, il ne se passe pas un seul jour sans qu’un cas de vol à mains
armées, de braquage ne soit signalé et cela n’épargne personne, Député
ou Ministre Provincial soit-il. Le comble est que plusieurs brebis galeuses
des forces de sécurité qui sont censés sécurisées la population, sont en
première ligne de tracasserie des paisibles concitoyens et sont devenus des spécialistes en extorsion. C’est ici l’occasion pour moi, d’engager
l’exécutif provincial à plus de responsabilité afin d’éradiquer ce mal qui
trouble la quiétude des paisibles citoyens. »
Toujours dans son mot d’ouverture de la session ordinaire de mars 2024, le président de l’assemblée provinciale de la Tshopo, l’honorable Matteus KANGA Londimo se penche sur le conflit intercommunautaire MBOLE – LENGOLA :
» A côté de ce banditisme urbain qui risquerait de s’en raciner si on n’y prend
garde, il y a lieu de jeter un regard interrogatif sur le conflit entre les
communautés sœurs Mbole et Lengola qui n’a que trop duré et dont les
conséquences collatérales sont incalculables. Il est temps de nous
regarder en face et tirer les choses au clair.
Le bureau de l’Assemblée provinciale et moi-même en appellent à nous
tous qui aimons la Tshopo, chacun en ce qui le concerne et dans les
limites de ses prérogatives, à mettre nos intelligences et nos forces
ensemble pour que ces communautés fument le calumet de la paix et
retrouvent le vivre-ensemble. Pour y parvenir, je suggère que cette
question soit mise à l’ordre du jour de cette session et qu’elle soit débattue
sans tabou ».
A noter que selon la constitution et la loi portant sur les principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, la session ordinaire de mars est essentiellement consacrée à l’examen et adoption des édits.
FROK
