Dans une atmosphère lourde d’émotion et de recueillement, la cour de l’Assemblée provinciale de la Tshopo a servi de cadre, ce mardi 12 août 2025, à la cérémonie funèbre de l’honorable Léon Dehon Basango Makedjo. Figures politiques, autorités académiques, membres de la famille, amis, collègues et anonymes se sont rassemblés pour saluer la mémoire de cet homme d’exception, disparu le 27 juillet 2025 à l’âge de 65 ans.

Né le 4 septembre 1960 à Yanonge, dans le territoire d’Isangi, Léon Dehon Basango Makedjo était le troisième d’une fratrie de sept enfants, fils de feu Bayonga Basango Albert et de feu Botongandi Rose. Originaire du village Yetoli, groupement Litua, chefferie de Kombe, il avait gravi avec détermination les échelons de l’éducation : certificat de fin d’études primaires à Yanonge, diplôme d’État en Latin-Philosophie au Collège Maele, graduat en sciences commerciales à l’Institut supérieur de commerce de Kisangani et licence en économie monétaire internationale à l’Université de Kisangani.
Marié et père de seize enfants, grand-père de vingt-trois petits-enfants, Papa Léon laisse derrière lui une descendance nombreuse, fière de son parcours et de ses valeurs.

Un parcours politique et académique remarquable
Élu député provincial en 2006, il entra dans l’histoire comme premier président de la première législature de l’Assemblée provinciale de la Province orientale sous la Troisième République. Réélu député national en 2011 pour la circonscription de Kisangani, il siégea au Palais du peuple avant d’être élu, en mars 2016, vice-gouverneur de la Tshopo aux côtés de Jean Ilongo Tokole. Bien qu’il n’ait exercé cette fonction que brièvement, son passage aura marqué par son sens du dialogue et son attachement aux valeurs républicaines.
Parallèlement à sa carrière politique, il servit comme chef de travaux à la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Kisangani, contribuant à la formation de nombreuses générations d’étudiants.

Des hommages unanimes
Les témoignages recueillis lors de la cérémonie convergent : Léon Dehon Basango Makedjo était un homme de principe, de conviction et d’abnégation. Le vice-gouverneur Didier Lomoyo Iteku, le président de l’Assemblée provinciale Mateus Kanga Londimo, le recteur de l’UNIKIS, Pr. Matthieu Kirongozi, ainsi que plusieurs anciens députés et collègues universitaires, ont salué « un leader exemplaire, généreux, humble et rassembleur ».
Pour beaucoup, le 27 juillet 2025 restera gravé comme l’un des jours les plus sombres pour l’espace Grande Orientale. La disparition de celui qu’on surnommait le patriarche est comparée à « la chute d’un baobab », privant la province d’un repère moral et politique.

Un dernier voyage
Après la cérémonie officielle, le cortège funèbre a pris la direction du cimetière de l’Assemblée provinciale, au point kilométrique 11 sur la route de l’aéroport international de Bangoka. C’est là, à l’ombre des arbres et au son des prières, que Léon Dehon Basango Makedjo repose désormais pour l’éternité.
Sa vie, marquée par le service du bien commun et la défense de l’intérêt général, demeure un exemple pour les générations futures. « Ce qu’il nous laisse, ce n’est pas seulement une mémoire, mais un héritage moral », a confié un proche collaborateur, la voix brisée.
FROK
