Kisangani : le CSAC durcit le ton face aux abus des tradipraticiens

Redaction
569 Views

Kisangani, 5 juillet 2025 – Par un communiqué officiel daté du 4 juillet, la Coordination provinciale du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) de la Tshopo a annoncé une série de mesures strictes pour encadrer la diffusion des contenus liés aux tradipraticiens dans les médias de Kisangani.

Réunis le 2 juillet dernier, les membres du CSAC provincial ont tiré la sonnette d’alarme face à la prolifération des émissions, publicités et communiqués de tradipraticiens qui, selon eux, violent gravement l’éthique et la déontologie médicale. Le régulateur évoque également un usage abusif des espaces médiatiques pour la promotion de messages mensongers et des pratiques jugées frauduleuses dans le secteur de la médecine traditionnelle.

Un dispositif de contrôle renforcé

Désormais, toute intervention médiatique d’un tradipraticien devra impérativement être accompagnée d’un « Avis de Conformité aux Médias ». Ce document officiel sera délivré conjointement par le CSAC provincial et le Conseil provincial des Tradipraticiens (CPTP), après vérification des pièces justificatives.

Parmi les pièces exigées :
– un certificat d’affiliation au CPTP,
– une fiche d’enregistrement du ministère de la Santé,
– et une copie de l’avis de conformité dûment signé.

Aucune émission, publicité ou communication ne pourra désormais être diffusée sur les chaînes locales sans ce sésame réglementaire.

Sanctions en vue pour les contrevenants

Ces mesures font suite à une série de dérapages observés ces derniers mois, où certains tradipraticiens ont été accusés de propager de fausses informations, d’usurper le titre de soignant et de compromettre la crédibilité de certains médias.

Le CSAC rappelle que ces pratiques mettent en danger la santé publique et compromettent la responsabilité sociale des médias. Le régulateur prévient que des sanctions seront envisagées contre les organes de presse qui enfreindraient ces nouvelles dispositions.

Un signal fort pour la régulation

Pour le chef de travaux Armand Kitoko Wongo Josué, de la coordination provinciale du CSAC/Tshopo, ce dispositif vise à rétablir l’ordre, protéger la population et promouvoir une communication responsable autour des pratiques traditionnelles.

Ce tournant réglementaire marque une étape importante dans la régulation des contenus à caractère sanitaire et invite à une collaboration plus rigoureuse entre autorités sanitaires, médias et praticiens.

FROK