À l’issue de son Assemblée générale tenue ce dimanche à Kisangani, la communauté Topoke, réunie au sein du regroupement ISONGASONGA TOPOKE, a rendu publique une déclaration vigoureuse dans laquelle elle dénonce une série d’attaques personnelles et de campagnes de dénigrement dirigées contre ses cadres occupant de hautes fonctions dans l’administration et la sphère politique en République Démocratique du Congo.
Dans cette déclaration signée par son président national, l’ingénieur François Bassay Ba Loimba, et lue par son vice-président, la communauté pointe du doigt une cabale visant spécifiquement le recteur de l’Université de Kisangani, le Professeur Jean-Faustin Bongilo Boendi. Ce dernier est accusé, sans fondement selon la communauté, d’être impliqué dans des vols répétés au sein du bâtiment administratif de l’université.
La déclaration évoque une stratégie bien orchestrée, appuyée par des moyens financiers, visant à discréditer le recteur Bongilo afin de le remplacer par un autre professeur originaire d’une province voisine. Ce plan serait, selon la communauté, téléguidé par un homme politique désireux d’asseoir son influence sur les institutions de la province de la Tshopo. Un enregistrement audio devenu viral sur les réseaux sociaux accréditerait, d’après les responsables Topoke, l’existence de ce complot.
Plus encore, la communauté déplore la diffusion d’un texte anonyme, signé sous un pseudonyme, qui insulte non seulement le recteur Bongilo, mais s’en prend également à la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo Ayanne, elle aussi originaire du peuple Topoke. L’objectif de cette manœuvre serait d’influencer la mission de contrôle diligentée par la ministre pour faire la lumière sur les incidents signalés à l’UNIKIS.
« Le peuple Topoke est résolument engagé pour la paix et l’unité entre toutes les tribus du pays », rappelle la déclaration, en référence au forum Litele li Topoke tenu à Kisangani en janvier dernier. Toutefois, la communauté affirme que son attachement à la paix ne saurait être interprété comme une faiblesse.
Dans un ton ferme, la communauté met en garde toute tentative de déstabilisation de ses représentants et réaffirme son soutien indéfectible à tous ses fils et filles engagés dans la gestion publique, aussi bien en RDC qu’à l’étranger. Elle prévient qu’elle est prête à défendre ses intérêts par tous les moyens légaux nécessaires.
