Par Armathe MANZEKE ASOMOLEGO
Tensions au cœur du groupement Bugutali, dans la chefferie Mari Minza, territoire de Watsa. Le député provincial de cette circonscription, l’honorable Bismick BOELE, monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’ »ingérence inadmissible » du ministre national de l’Intérieur dans un processus coutumier pourtant bien balisé.
Dans une déclaration fait à la presse locale, l’élu de Watsa a fustigé la visite, ce mercredi, du ministre en charge des Affaires intérieures, accusé d’avoir soutenu un candidat au trône coutumier sans l’aval de la famille régnante. « Ce choix unilatéral du ministre a semé la confusion et menace la stabilité du groupement », a-t-il martelé.
Un appel à l’ordre et au respect des us coutumiers
Pour l’honorable BOELE, la coutume ne souffre d’aucune improvisation ni instrumentalisation politique. Il insiste sur le respect de la volonté de la famille régnante qui, après consultations internes, a porté son choix sur un nouveau chef dont l’intronisation est prévue le 3 juin 2025. « Il n’y aura jamais deux chefs dans un même groupement. La légitimité coutumière ne se décrète pas dans les couloirs politiques », a-t-il rappelé avec gravité.
Un appel à l’intervention des autorités provinciales
Conscient des risques de dérapages communautaires, le député provincial appelle à l’implication urgente du gouverneur de province et du président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uélé pour ramener l’ordre dans le processus d’installation coutumière. Il rappelle que la paix sociale et l’émergence du groupement Bugutali en dépendent largement.
Vers une possible escalade ?
Alors que la date d’intronisation du chef désigné approche, le climat reste tendu dans la chefferie Mari Minza. Plusieurs notables locaux redoutent une dualité de commandement si les autorités nationales et provinciales ne parviennent pas à harmoniser leurs positions.
