Kisangani : le Cimetière Moderne PARADISO Entre Lune et Soleil célèbre dix ans de service au profit des familles boyomaises

Redaction
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Le Cimetière Moderne PARADISO Entre Lune et Soleil s’apprête à franchir une étape majeure de son histoire. À l’approche de son dixième anniversaire, son coordonnateur adjoint, l’ingénieur Barthélémy Musafiri Swedy, a animé ce samedi à Kisangani un point de presse consacré à l’annonce des activités commémoratives prévues pour marquer cette décennie d’existence.

Ir Musafiri

D’entrée de jeu, l’orateur a rappelé que les initiatives liées à la modernisation des espaces funéraires suscitent souvent des interrogations au sein de la population.
« Lorsque les gens entendent parler pour la première fois d’un cimetière moderne, ils sont souvent sceptiques. Ils pensent que l’approche coûtera beaucoup plus cher ou que les contraintes seront prohibitives », a-t-il déclaré devant les professionnels des médias.
Le responsable a souligné que le 18 juin 2026 constituera une date historique pour cette institution funéraire. Cette journée marquera en effet les dix ans depuis l’inhumation de la première dépouille au sein du cimetière, celle de la regrettée Judith Mamie Lobela, le 18 juin 2016.
Créé dans le but de promouvoir une gestion moderne, participative et responsable des espaces d’inhumation, le Cimetière Moderne PARADISO Entre Lune et Soleil s’est fixé comme mission l’amélioration durable des pratiques funéraires ainsi que la sensibilisation des usagers au respect des normes et règles régissant les cimetières.


Avec une capacité d’accueil estimée à 18 000 tombes, le site dispose de plusieurs infrastructures essentielles, notamment des avenues, des ruelles, des espaces de stationnement, des abris contre les intempéries, des installations sanitaires, des bureaux administratifs, des poubelles ainsi qu’un dispositif de sécurité.
Selon l’ingénieur Barthélémy Musafiri Swedy, le bilan de ces dix années est largement positif. Depuis sa création, près de 2 500 personnes y ont été inhumées dans des conditions respectant la dignité humaine et les standards modernes de gestion funéraire.
Parti de dix quartiers initiaux, le cimetière a connu une expansion remarquable avec la création de quinze nouveaux blocs, de quatre zones supplémentaires et de sept mausolées constitués de tombes carrelées. Des installations sanitaires modernes ont également été aménagées pour le confort des visiteurs et du personnel.
Parmi les réalisations majeures figurent également l’ouverture de deux grands boulevards baptisés Saint Benoît des Anges et Saint Barthélemy, ainsi que la création du quartier NUR, destiné aux fidèles de la foi bahaïe conformément à leurs orientations spirituelles.
L’engouement suscité par cette infrastructure se traduit notamment par l’enregistrement d’une trentaine de réservations anticipées de tombes auprès de personnes désireuses de préparer à l’avance cette étape incontournable de l’existence.


Au fil des années, PARADISO a diversifié ses prestations en proposant une gamme complète de services funéraires. Outre les inhumations et exhumations, la structure assure la fabrication et la pose de pierres tombales en porcelaine, marbre et semi-marbre, ainsi que l’organisation des cérémonies d’oraison funèbre.
Le cimetière met également à disposition des familles des corbillards, des tentes, des chaises vitrées, des équipements mécanisés pour la descente des cercueils, des tombes de formes variées – hexagonales, circulaires ou trapézoïdales –, des ateliers de traitement du marbre et des chariots funéraires.
L’établissement a accueilli au cours de cette décennie des dépouilles provenant non seulement de Kisangani et de plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, notamment Kinshasa et Goma, mais aussi de différents pays tels que le Burundi, le Rwanda, la Belgique, la Tunisie et les Émirats arabes unis.
Pour les responsables de PARADISO, ce parcours illustre la confiance grandissante accordée par les familles boyomaises et confirme la place de référence qu’occupe aujourd’hui cette structure dans le secteur funéraire local.
Profitant de cette occasion, l’ingénieur Barthélémy Musafiri Swedy a exprimé sa gratitude aux autorités politico-administratives, aux responsables religieux de toutes confessions, aux médias ainsi qu’à tous les partenaires ayant accompagné le projet depuis son lancement.


L’avenir s’annonce également ambitieux. La direction prévoit notamment la construction d’un mémorial des disparus, d’un columbarium, d’un funérarium inspiré du concept « Bolongue », d’une morgue privée ainsi que l’implantation d’un deuxième cimetière moderne à Kisangani ou dans l’un des territoires de la province de la Tshopo.
Pour couronner cette célébration, une messe solennelle d’action de grâce sera organisée le 18 juin 2026 au sein même du Cimetière Moderne PARADISO Entre Lune et Soleil. Les familles des personnes inhumées, les autorités et l’ensemble de la population boyomaise sont invitées à participer à cette journée de mémoire, de recueillement et de reconnaissance.
Dix ans après l’accueil de sa première dépouille, le Cimetière Moderne PARADISO Entre Lune et Soleil apparaît aujourd’hui comme un modèle de modernisation des services funéraires à Kisangani. Une œuvre communautaire qui continue de rappeler cette réflexion universelle citée lors du point de presse : « Hier, ils étaient ce que nous sommes ; demain, nous serons ce qu’ils sont devenus. »