Par Armathe MANZEKE ASOMOLEGO,
Isiro, 17 juin 2025 – Dans une démarche mêlant exigence sanitaire et responsabilité citoyenne, la Direction Générale des Recettes du Haut-Uélé (DGRHU), par le biais de son Directeur Général Manda Mandrakele, a lancé une campagne de sensibilisation sur les examens de bonne santé obligatoires pour les travailleurs de divers secteurs. Il était accompagné pour cette initiative par le Directeur provincial de l’Hygiène, le Docteur José Lolekoleko, qui a détaillé les enjeux sanitaires cruciaux de cette opération.
Une initiative à la croisée de la santé et de la fiscalité
Lors d’un point de presse tenu à Isiro, M. Mandrakele a précisé les contours de cette mesure : tous les agents de l’État, employés du secteur privé, vendeurs sur les marchés publics, ainsi que les professionnels des boucheries et autres services, sont appelés à s’acquitter d’un montant forfaitaire de 4,5 dollars américains par trimestre. Cette contribution ouvre droit à un examen sanitaire obligatoire, réalisé sous supervision des services d’hygiène provinciaux.
Le Directeur Général de la DGRHU a tenu à rappeler que cette exigence n’est pas une taxe supplémentaire, mais une action préventive qui vise à protéger l’ensemble de la population contre les risques sanitaires, notamment dans un contexte où la transmission de maladies infectieuses demeure une menace constante dans les milieux à forte densité de contact humain.
La prévention, pilier de la santé publique
Prenant la parole à son tour, le Dr José Lolekoleko a mis en lumière les fondements médicaux de cette initiative. Selon lui, « ces examens de santé réguliers permettront de détecter et de prévenir les maladies liées à l’hygiène, à la manipulation des aliments, ou encore à l’exposition prolongée dans des lieux à risques. »
Il a souligné que certains travailleurs, notamment ceux œuvrant dans les secteurs alimentaires et commerciaux, peuvent sans le savoir devenir des vecteurs de pathologies graves, si des contrôles médicaux ne sont pas régulièrement effectués. D’où l’importance, selon lui, de placer la prévention au cœur de l’action sanitaire provinciale.
« Pas de santé, pas de travail »
Reprenant une formule choc, le Dr Lolekoleko a martelé : « Pas de santé, pas de travail », soulignant ainsi le lien direct entre l’état de santé d’un individu et sa capacité à exercer pleinement ses responsabilités professionnelles. Il a appelé la population du Haut-Uélé, toutes catégories sociales confondues, à considérer cet examen non comme une contrainte, mais comme un acte citoyen et un engagement collectif pour une province plus saine.
Une vision durable
L’action conjointe de la DGRHU et du service d’hygiène témoigne d’une vision intégrée de la gouvernance, où fiscalité locale et santé publique ne s’opposent pas, mais se complètent. En assurant une traçabilité des recettes affectées à la prévention sanitaire, les autorités entendent renforcer la confiance de la population tout en instaurant des mécanismes durables pour lutter contre les épidémies.
Avec cette campagne, le Haut-Uélé pourrait bien devenir un modèle de gestion territoriale où la protection de la vie humaine est placée au cœur des priorités économiques et administratives.
