Dix ans après la disparition de l’une des figures les plus emblématiques de la musique congolaise, la mémoire de Papa Wemba continue d’habiter les mélomanes et les passionnés de la rumba. Dans la commune de Kalamu, au cœur de Kinshasa, une série d’activités culturelles est annoncée du 21 avril au 3 mai pour commémorer l’illustre artiste, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kekumba.
Selon une dépêche de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), ces manifestations marqueront les dix ans de la disparition de celui qui fut à la fois chanteur, icône de la culture congolaise et patron de l’orchestre Viva La Musica.
Le bourgmestre de la commune de Kalamu, Charly Luboya, a précisé que cette édition revêtira un caractère particulier par sa durée et par la qualité des invités attendus.
« À la différence des années précédentes où l’on célébrait durant dix jours, cette fois-ci, la célébration aura lieu du 21 avril au 3 mai, avec des invités spéciaux selon les contacts que nous avons eus, sauf avis contraire », a-t-il déclaré.
Au-delà des activités prévues dans la capitale congolaise, la commémoration s’inscrit dans un programme culturel plus large. En prélude, un festival sera organisé par le Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine de la RDC dans trois grandes villes du pays : Lubumbashi, Kisangani et Kinshasa.
Prévu du 17 au 19 avril, ce festival servira de rampe de lancement aux activités commémoratives. « Dans le volet de la capitale, on nous a choisis pour l’organiser à Kalamu », a précisé le bourgmestre.
Décédé en 2016 sur scène lors du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) à Abidjan, Papa Wemba demeure une référence majeure de la rumba et de la musique africaine. Fondateur de Viva La Musica et figure emblématique de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes), il aura marqué plusieurs générations d’artistes par son style musical, son élégance vestimentaire et son influence sur la scène internationale.
Dix ans après sa disparition, cette série d’activités culturelles se veut non seulement un hommage à l’artiste, mais aussi une célébration de l’héritage musical et culturel qu’il a légué à la République démocratique du Congo et au continent africain.
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