Tshopo : Les divisions des transports et de l’industrie se disputent la taxe d’emballage, le gouverneur ad intérim joue à l’arbitrage

Redaction
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Un différend administratif aux allures de bras de fer institutionnel oppose, depuis plus d’une année, deux divisions provinciales clés de l’administration publique en province de la Tshopo. Au cœur de la discorde : la perception de la taxe d’emballage. Une question loin d’être anodine, tant elle touche à la mobilisation des recettes publiques et à la clarification des attributions des services de l’État.

Didier Lomoyo Iteku

Pour tenter de désamorcer cette tension, le gouverneur de province ad intérim, Didier Lomoyo Iteku, a été sollicité pour jouer le rôle d’arbitre. À cet effet, il a réuni, ce mardi, les responsables des deux divisions concernées — la division provinciale des Transports, voies de communication et désenclavement et celle de l’Industrie — dans la salle des réunions de son cabinet. La rencontre s’est tenue en présence du ministre provincial des Transports, Ghislain Mogenya Baraka, du directeur de cabinet adjoint du gouverneur, Jean-Bedel Masombola, du secrétaire exécutif du gouvernement provincial, Aubin Mbalanga Mbonde, ainsi que du directeur général ad intérim de la DGRPT, Mussa Amadi Moïse.


Prenant la parole, les responsables de la division provinciale des Transports ont fait valoir leurs arguments en s’appuyant sur l’ordonnance présidentielle du 15 décembre 2025, fixant les attributions des ministères du gouvernement central. Selon leur interprétation, ce texte attribue clairement la perception de la taxe d’emballage au ministère de tutelle des Transports, ce qui, par ricochet, conférerait cette compétence à leur division au niveau provincial.
Une lecture que rejette catégoriquement la division provinciale de l’Industrie. Son chef, Jean-Pierre Baisole, a opposé un contre-argumentaire fondé sur l’ordonnance-loi portant nomenclature des impôts, droits, taxes et redevances des entités territoriales décentralisées ainsi que leurs attributions. D’après lui, la perception de la taxe dite d’« extempiage » et de conformité des emballages et colis à caractère industriel et commercial relève sans ambiguïté du ministère de l’Industrie, y compris à l’échelon provincial.


Face à ces positions tranchées et juridiquement étayées de part et d’autre, le gouverneur ad intérim a opté pour la prudence. Après avoir écouté les deux parties prenantes, Didier Lomoyo Iteku a décidé de suspendre la séance, annonçant sa reprise le mardi prochain. Cette pause doit lui permettre, a-t-il indiqué, de consulter d’autres provinces, d’approfondir l’analyse des textes en vigueur et de mûrir une décision susceptible de mettre fin à ce conflit de compétences.
Il convient de rappeler que cette querelle administrative, qui perdure depuis plus d’un an, a déjà eu des répercussions sur le fonctionnement harmonieux des services publics et sur la perception des recettes provinciales. L’arbitrage attendu du gouverneur ad intérim est donc scruté de près, tant par les acteurs institutionnels que par l’opinion publique, dans l’espoir d’une clarification définitive et conforme à la loi.