Dans un climat social marqué par de nombreuses frustrations, les membres de l’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS) ont tenu une Assemblée Générale Extraordinaire ce samedi à la Faculté des Sciences sous la présidence du professeur Jean-Pierre Lifoli Balea. Objectif : évaluer leur situation socio-professionnelle sur les plans interne et national, et définir des actions concrètes pour se faire entendre.
Face à ce qu’ils qualifient de « dégradation continue » de leurs conditions de travail, les enseignants de l’unikis n’ont pas mâché leurs mots. À l’issue de cette réunion stratégique, plusieurs revendications ont été formulées, traduisant un profond malaise au sein du corps académique.
Des revendications locales claires et précises
Sur le plan interne, les enseignants réclament avec insistance le respect des engagements pris par le Comité de Gestion. Il s’agit notamment du paiement ponctuel de la prime de transport, chaque 10 du mois, tel que validé par le Conseil de l’Université. Ils demandent également que les Professeurs Émérites retrouvent leurs droits pleins, cessant d’être traités comme des enseignants ordinaires.
Autre exigence forte : la rétrocession des quotités aux Facultés, Centres de recherche et Cliniques universitaires pour assurer leur bon fonctionnement. À cela s’ajoute la nécessité d’honorer les primes de transport de tous les professeurs assurant régulièrement leurs charges horaires.
Un mémorandum pour relancer les négociations nationales
Sur le plan externe, l’APUKIS a décidé d’adresser un mémorandum au gouvernement central. Ce document, fruit d’une concertation approfondie, récapitule les revendications des professeurs telles que prévues dans les accords de Bibwa I et II. Il sera remis le 26 août prochain au Gouverneur de la Tshopo pour transmission aux autorités compétentes : Vice-Premier Ministre, Ministres de la Fonction Publique, ministres des Finances, du Budget et de l’Enseignement Supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation technologique.
Par cette démarche, les professeurs de l’UNIKIS espèrent interpeller l’État sur l’urgence d’améliorer leurs conditions de vie et de travail, tout en appelant à un respect strict des engagements antérieurs.
Pour l’APUKIS, il s’agit d’un signal fort lancé aux autorités. La balle est désormais dans le camp du gouvernement.
FROK
