Une atmosphère lourde de tristesse et d’émotion a enveloppé ce vendredi 25 avril 2025 la cité de Cantine, située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Beni, au Nord-Kivu. Membres de famille, amis, collègues, fidèles et connaissances se sont rassemblés, le cœur lourd, pour accompagner à sa dernière demeure Maman Katungu Kahambu Sobina, cette figure respectée et aimée, dont la disparition laisse un vide immense.
Le cérémonial des adieux a débuté par le retrait du corps à la morgue du centre de santé de Ndindi. Un moment de recueillement poignant a précédé l’exposition de la dépouille à la résidence familiale d’Aloya, où la douleur silencieuse des proches témoignait de l’attachement indéfectible envers la disparue. Un culte empreint de solennité a ensuite été célébré à l’église adventiste de Cantine, avant que le cortège funèbre ne prenne la direction de Bamoko pour l’inhumation dans la concession familiale.
Dans un message de consolation, le pasteur Muvutya Mulekya, responsable du district de Madiwe de l’église adventiste, a rappelé à l’assistance éplorée que la mort n’était qu’un passage. Inspiré de l’histoire de Lazare, il a semé dans les cœurs meurtris une lueur d’espoir en évoquant la promesse de la résurrection.

Née le 16 mai 1945 au village de Kavale dans le territoire de Lubero, Maman Katungu Kahambu Sobina a marqué son époque par son engagement spirituel et familial. Baptisée en 1969 à l’église adventiste de Mutwanga, elle a scellé son union religieuse l’année suivante à Bulongo. Sa vie exemplaire, empreinte de foi et de dévouement, restera à jamais gravée dans la mémoire collective.
À 80 ans, après un long combat contre les affres du temps et de la maladie, elle s’est paisiblement endormie le lundi 21 avril 2025, laissant derrière elle six enfants, dont une fille, et une nombreuse descendance, qui aujourd’hui pleure la perte d’une mère, d’une tante, d’une sœur et d’une grand-mère exceptionnelle.

Face à cette douleur indicible, la rédaction de La Dépêche de la Tshopo présente ses condoléances les plus attristées à la famille éprouvée, particulièrement à Monsieur Obed Kaniki Kasereka, secrétaire général administratif de l’ISTM Isiro, fils de la défunte.
Que la terre de nos ancêtres repose doucement sur toi, chère Maman Katungu. Ton souvenir restera vivant dans nos cœurs.
Rédaction
