C’est un grand jour, un moment historique pour la ville d’Isiro et, au-delà, pour toute la province du Haut-Uele. Ce vendredi 23 mai, la capitale provinciale a vibré au rythme du lancement officiel des travaux d’asphaltage de sa voirie urbaine, un chantier attendu de longue date, qui marque un tournant décisif dans la modernisation des infrastructures routières locales.
Sous un soleil éclatant et dans une atmosphère festive, une foule nombreuse s’est massée autour du lieu symbolique de la cérémonie, témoignant de l’espoir que suscite ce projet d’envergure. Autorités provinciales, cadres de base, société civile, étudiants, commerçants et simples curieux ont tenu à vivre cet événement au cœur même de leur ville.

La dimension politique et symbolique de ce lancement n’a pas échappé aux élus du peuple. Dans un point de presse tenu en marge de la cérémonie, quatre députés nationaux du Haut-Uele – les honorables Samuel Dedga (ville d’Isiro), Tukotu (territoire de Niangara), Samaki (territoire de Dungu), et Bakabi Emmanuel (territoire de Wamba) – ont exprimé à l’unisson leur profonde gratitude au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir honoré sa promesse de modernisation des infrastructures dans l’arrière-pays.
Ces élus ont également salué l’engagement du Gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, dont la volonté politique et la détermination ont été déterminantes dans la concrétisation de ce projet.
Prenant la parole à son tour, le député Samuel Dedga a appelé les habitants d’Isiro à s’approprier les travaux, à soutenir le gouverneur et à faire preuve de civisme pour accompagner la transformation de leur cadre de vie. « L’asphaltage de la voirie ne doit pas être perçu comme un frein aux autres chantiers dans la province. Bien au contraire, il s’agit d’un levier de développement et d’intégration urbaine », a-t-il insisté.
L’importance de ces travaux ne se limite pas à leur aspect technique ou esthétique. Ils traduisent un véritable changement de paradigme : désenclaver Isiro, améliorer la mobilité urbaine, réduire les coûts de transport, favoriser les échanges commerciaux et rehausser l’image de la ville.
Le lancement de ce chantier symbolise aussi le début d’une nouvelle ère pour le Haut-Uele, celle d’un développement axé sur des infrastructures modernes, durables et intégrées. C’est toute une région qui entre ainsi de plain-pied dans une dynamique de transformation.
Reste désormais à espérer que l’exécution des travaux suive un rythme soutenu et transparent, afin que les attentes suscitées ne se transforment pas en déception.
Armathe Manzeke Asomolego
