Ce samedi 12 avril 2025, l’espace culturel américain, situé dans l’enceinte de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Kisangani, a vibré au rythme des tamtams et chants traditionnels pour une occasion des plus symboliques : l’investiture du nouveau comité du Ballet culturel Carte Routière de la Tshopo (CRT).
Dans une ambiance festive, mais empreinte de solennité, les membres fraîchement nommés de cette institution culturelle ont été officiellement présentés au public. Ce comité, composé d’hommes et de femmes de rigueur, allie l’intégrité morale à la rigueur scientifique. Parmi eux, des figures notables telles que Elias Ewengene Bomelesa (directeur des programmes), Jérôme Geololo (directeur chargé des départements), et Madame Molanga (directrice en charge de l’administration et des finances), travailleront désormais aux côtés de François Bosala Belafelaka, directeur-coordonnateur de la CRT.

Dans son allocution, ce dernier n’a pas manqué d’exhorter chacun à se surpasser dans sa mission pour le rayonnement de la CRT. « Culture pour tous et tous pour la culture », telle est la devise que ces nouveaux responsables s’engagent à porter haut. Une devise qui résonne comme une promesse de résilience et d’attachement aux racines africaines et congolaises, dans un monde où les traditions sont souvent menacées par l’homogénéisation culturelle.
Mais la CRT, ce n’est pas qu’un simple ballet. C’est avant tout un centre de recherches scientifiques multidisciplinaires, dont l’ambition est de promouvoir le développement socioéconomique et culturel de la région. Elle entend valoriser les savoirs locaux, les langues et les traditions, tout en s’ancrant dans une dynamique de modernité.

Depuis sa création, le Ballet CRT s’est imposé comme un acteur incontournable de la scène culturelle à Kisangani. Présent lors de multiples événements – de la collation des grades aux mariages, en passant par les soutenances de thèses ou les matinées politiques – le CRT n’a de cesse d’émerveiller par la richesse de son répertoire folklorique et l’authenticité de ses prestations.
À travers chaque danse, chaque chant, c’est l’âme de la Tshopo qui s’exprime. C’est une mémoire collective qui se transmet. C’est une histoire qui se perpétue.
Avec cette nouvelle équipe à sa tête, la CRT semble prête à écrire une nouvelle page de son histoire. Une page faite de passion, de recherche, de transmission et surtout… de culture vivante.
